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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 19:23

 

 

Parador de La Seu d'Urgell, Catalunya. Photo : T. Guinhut.

 

 

 

 

Muses Academy III

 

Récit de l’Architecte : Uranos ou l’Orgueil

 

 

 

       Uranos le céleste était un architecte réputé autant pour le génie inventif de ses constructions que pour l’étrangeté de ses comportements. Etrangeté que d’aucuns qualifieraient de visionnaire. Jusqu’au crime…

        Il s’était fait connaître alors qu’inconnu parfait, jeune tige imberbe fraîche émoulue de l’Ecole d’Architecture de Milan, il avait été tiré comme d’un chapeau du prestigieux concours de Stuttgart. Il s’agissait, justement, d’édifier une école d’architecture. Vous pensez, amis et ennemis auditeurs, combien un tel concours était couru, rêvé, épié, discuté, jalousé par les plus grands, par les aînés aux maturités et réputations solidement assises. Et lorsque le jury -composé entre autres, excusez du peu, du Secrétaire Général de l’Europe des 25, de Norman Forster, de John Utzon, de Renzo Piano, de Scarpa, de Ricardo Bofill- extirpa d’une main leste et certainement innocente de toute corruption le projet de l’inconnu, jusque là oublié, sinon infeuilleté, parmi le fatras de ceux qui savaient ici concourir en pure perte, le seul qui parut dénué d’émotion, pas le moins du monde effleuré de la conflagration de l’étonnement, fut, bien sûr, notre Uranos.

        C’était en effet un projet tourneboulant, quoique savamment adapté aux desseins d’une école d’architecture. Quand les plus grands et les plus humbles, tous, avaient imaginé de mettre en avant le fin du fin de leur technique, de gréer un bâtiment exprimant à lui seul la proue de l’architecture contemporaine, voire, plus que jamais, futuriste -lames de béton et d’acier plantées dans le ciel, dé de verre alvéolé semblant léviter par la grâce de tubes ascensionnels translucides ou nid suspendu de granit aux meurtrières calligraphiques- Uranos, lui, concevait un bâtiment dont l’intérêt ne s’arrêtait pas à l’esbroufe extérieure. Certes son projet, un téléviseur écran plat, verre et acier, de cinq mille mètres carrés, debout vers la campagne et dont les portes à entrées sensitives n’étaient rien moins que les récepteurs lasers de la télécommande qui, à l’avant, abritait l’accueil et la direction, avait de quoi offrir un impact visuel aussi sculptural, novateur que symbolique. Mais la surprise, la qualité particulière du projet résidait à la fois dans l’aménagement intérieur et dans la capacité nombreuse d’animer l’immense écran par des images renvoyées depuis chacun des ateliers. En effet, chaque salle de travail, de conférence, de dessin, de modélisation des matériaux, reprenait, enchâssé dans le verre et l’acier des citations architecturales venues de temps et d’espaces nombreux. Stèles mayas ou chapiteaux corinthiens, colonnes thébaines ou voûtes gothiques, modulor de Le Corbusier ou cryptes romanes, temple shintoïste ou dolmen celte, halle métallique ou travée de béton, chaque pièce du puzzle scolaire jouait avec ces éléments parmi des parois en voile de granit rose. Enfin, selon une succession aléatoire, l’école entière proposait sur son écran la vision d’un mur, d’une salle, ainsi exposés aux yeux curieux des spectateurs… Une telle vocation, à la fois décorative et pédagogique, une telle invention et mobilité ne pouvaient passer inaperçues. Bien sûr, une fois le lauréat nommé, sa maquette montrée, son projet publié, on cria au postmodernisme outrageux.

     Uranos devint, du jour au lendemain, célèbre. Trois ans plus tard, la Nouvelle Ecole d’Architecture de Berlin, « l’Uranécran » disait-on, accueillait ses premiers étudiants. Les commandes affluèrent. Il se fit une spécialité des pont-volutes. Il érigea l’Opéra de Phoenix, dont les colonnes de verre, aussi bien à l’extérieur qu’à l’intérieur contenaient chacune un personnage du répertoire, de la Poppée de Monteverdi au Saint-François d’Assise de Messiaen. Quant à l’immense perron, il était lui-même la réécriture postmoderne de la traditionnelle scène à l’italienne. Il offrit à la Banque Mondiale son nouveau siège, immeuble de bureaux, ressemblant à un coffre-fort digne des Mille et une nuits, mais la richesse paraissait exhibée par et sur les formes des murs extérieurs, quand l’intérieur luisait par sa monacale austérité… Il imagina une trentaine de villas dont l’étonnant mimétisme paraissait transcender le paysage alentour, qu’il soit urbain ou naturel, désertique boisé ou marin… Uranos était la coqueluche des revues d’art, la grippe aviaire des concours d’architecture, le sida sempervivens des élites mondiales, mais aussi le cancer de la gorge des bâtisseurs jaloux étranglés en sa présence…

      Or Uranos, quoique dessinant aux firmes, aux administrations, aux particuliers, des habitations à la mesure de leurs ambitions et vanités, n’habitait, lui, rien. Il louait un loft vide, mangeait dehors à la terrasse de restaurants anonymes, dormait dans des sacs de couchage roulés en boule aux cinq coins de l’espace… Etait-ce possible ? Les chroniqueurs aux dents venimeuses y voyaient une contradiction, un paradoxe de m’as-tu vu. Les journaleux papier ou tévé rêvaient du jour où serait publié leur reportage, scoop suprême s’il en fut : la maison que se bâtirait Uranos.

       Il fut quelques années encore, sans travailler pour lui, plaçant probablement son argent dans de judicieuses opérations bancaires. Du moins le laissait-il croire. Car lorsque l’on abordait devant lui le sujet ô combien tabou -sa maison- il se propulsait dans des colères jaunâtres, giflait le curieux, boxait l’indiscret. D’où l’étrangeté de son comportement. Policé toujours, réservé plus encore, quoique hautain, il devenait alors paranoïaque au carré. Monsieur ne supportait pas les violations de domicile…

       Quand Helfer Krenetz, un journaleux à deux sous, employé par un torchon de province, fit une révélation en première page de son baveux : Uranos avait, sous couvert d’un homme de paille, acheté un terrain dans la lointaine banlieue de Bruxelles. Deux jours plus tard, Helfer Krenetz put lui-même publier son autoportrait photographique en première page du Frankfurter Allgemeine Zeitung : une joue plus sanguinolente qu’un steak de kangourou, un œil poché, un autre au beurre noir, sa face de merlan frit cuisinée aux câpres et ketchup pour la postérité et par les bons soins d’Uranos qui avait bien les moyens de payer de confortables dommages et intérêts à qui avait conquis les moyens et les médailles de son ambition.

      A cette époque troublée, Uranos travaillait sur le décor d’une douzaine de barrage-voûtes chinois. Pourtant, on le vit régulièrement fendre le respect des foules et des caméras cantonnées autour d’une provisoire coque de béton nauséeux qui voilait le chantier des alentours de Bruxelles. La nouvelle était confirmée : Uranos bâtissait sa maison.

      On publia des plans, des dessins, des maquettes. Tous faux. Les dents serrées à s’en faire éclater les gencives, Uranos avait compris : il laissait dire et laissait faire ; il ne réagissait plus en rien. Finalement le mystère lui seyait bien. Voilà qui maintenait sur lui les projecteurs et ne fut peut-être pas sans relation avec la fabuleuse commande qui lui échut : construire une île artificielle et résidentielle à l’épreuves des typhons tropicaux au large de Miami, nommée Utopia Island.

      Un an plus tard, la coque de béton fut démontée par les hélicoptères. Mais pas les grilles, ni les vigiles. Foule, journalistes et caméra purent enfin se remplir les panses oculaires d’un spectacle on ne peut plus décevant. La maison d’Uranos était bien d’un matériau noble, immense, en marbre blanc de Carrare, férocement éblouissant, au point de pâlir la clarté du soleil. Les murs étaient lisses, très vaguement courbes, sans ouverture, au point de paraître ignorer la possibilité même de ménager une entrée. Seules les vues aériennes tant espérées révélèrent de maigres indices : forme ovaloïde avec décrochement, nombreux panneaux lumineux distribués aléatoirement, des taches de blanc dans le blanc.

       Qu’était-ce ?

       Le mystère resta un moment entier. Quand un astronome chilien pensa le premier à ce à quoi tous auraient dû penser : il s’agissait, posée sur le sol belge, d’une galaxie-spirale.

      « Mégalo ! » cria-t-on. Il ne pouvait imiter l’univers, dont la forme n’était pas exactement connue, alors il se rabattait sur une galaxie. Monsieur Uranos se payait son brin de cosmos, la privatisation de l’univers était en marche. On l’avait adoré. Et parce qu’il ne se livrait pas, parce qu’il affichait une ambition inaccessible à ses concurrents et spectateurs, on le conspuait. Les envieux salivaient leur fiel et s’en délectaient sous les déglutitions morveuses du vulgaire. On comprit que chaque contremaître, chaque ouvrier n’avait travaillé que sur une pièce nue aux dimensions aléatoires en ignorant les autres et, de plus, sans percevoir en rien l’agencement labyrinthique, parfois souterrain, des couloirs. L’aménagement intérieur, le décor, ne put être déduit des colis plus ou moins volumineux qui étaient livrés par d’ignorants transporteurs, depuis des ateliers ou des centres de stockages anonymés. Visiblement, tous étaient aveugles devant le sens interne de la maison d’Uranos.

       Longtemps son palais resta infoulé. Pas la moindre information ne filtra. Il n’avait pas -à moins qu’il ne l’eût enfermé depuis les fondations- de domestique qu’on eût pu corrompre. Ce qui se passait à l’intérieur, s’il se passait quelque chose, lassa bientôt la curiosité. On suivait Uranos sur ses chantiers extérieurs souvent nombreux. On oublia la maison-galaxie d’Uranos. Jusqu’à ce que le scandale de sang arrive…

        A ce stade de mon récit, le narrateur que je suis doit laisser là ce qui était le mouvement de caméra du narrateur externe suivant son personnage comme un miroir aveugle. Il me faudrait, pour pénétrer dans cette maison, et dans le sens de la maison, acquérir soudain le statut du narrateur omniscient. De façon à pénétrer dans l’impossible cerveau d’Uranos, dans l’impossible maison dont l’intérieur, cet objet fétiche du célébrissime architecte, n’était livré alors qu’aux conjectures, des plus nihilistes aux plus baroques, en passant par les plus décevantes. Il me faut donc, frustré que je suis de l’indispensable contemporanéité narrative, me projeter depuis la toute conclusion de mon récit, et ainsi, comme l’ont fait les enquêteurs, reconstituer le déroulement chronologique d’un des plus beaux dossiers criminels de l’histoire de la police et de l’humanité.

       Uranos était le seul dieu de sa galaxie-maison. Le seul à en connaître toutes les encoignures, tous les faux plafonds, les salons de réception, les tiroirs secrets, les plus invisibles à l’examinateur le plus sagace, au destructeur le plus minutieux. Il vivait -de sa vie corporelle, buccale, stomacale, excrémentielle- dans un simple cabinet-cuisine, douche, wc, entre une poêle pour deux œufs frits et un frigo pour trois surgelés, entre un lit de camp replié et un tabouret de bar, dans un coin reculé, obscur, négligeable de sa galaxie spirale. Et cependant non loin d’un lieu approximativement central où il avait installé un bureau pantagruélique, aux tables encombrées d’avalanches de papiers, de séismes livres, de Babels de cartes et plans… Les étagères qui entouraient les alvéoles murales étaient moins une bibliothèque qu’un fatras de catalogues empilés à la va-comme-je-te-pousse : catalogues d’usines, de grands magasins, de fournisseurs, généralistes ou spécialisés, par correspondance, luxueusement reliés ou approximativement brochés et imprimés depuis des sites de commerce en ligne. C’est ainsi que tout, absolument tout pouvait être commandé, livré : tondeuse à gazon, aiguille gynécologique, parapluie auvergnat, maison tropicale en kit à monter dans un arbre, pelle à gâteau, maquette géante d’un ADN de rouge-gorge, globe terrestre du XVII°, fruit déguisé, grand classique du cinéma, incunable italien, puce électronique, ciboire, sous marin à hydrogène, souris grise et léopard des neiges… Devant une telle accumulation de possibilités, largement exploitée par l’imagination et les moyens financiers de l’architecte, on ne peut que se voir réduit à donner une faible idée de l’univers dans lequel vivait Uranos.

       Sans cesse, les pièces, les cours, les jardins croissaient et se multipliaient de l’intérieur. L’aménagement pléthorique et cependant minutieux, était la marotte obsessionnelle d’Uranos. Sauf lorsqu’il consentait à provisoirement quitter sa galaxie-maison pour enfanter un projet à Singapour ou Atlanta et ainsi apporter de nouvelles énergies en dollars, yens et euros au service de son inhumaine passion. D’autres, on ne lui en connut pas. A moins qu’elle les contînt toutes.

      Si l’on n’a pas terminé -et de longtemps- à dresser l’inventaire des objets et des aménagements contenus dans la démiurgique sculpture-installation uranienne, sachez évidemment qu’il s’agissait d’y trouver les reflets plus exacts de la réalité, de toutes les époques historiques et préhistoriques, de tous les styles, de mobiliers, d’accessoires et de décorations, de tous les peuples, non seulement de la terre, mais encore de tout l’univers imaginable, espace et futur compris. On comprendra qu’une telle démesure ne pouvait trouver sa source -et ne mener- qu’en la folie.

 

L'orgueil (Superbia), Grégoire le Grand : Moralia in Job, XII°, Bibliothèque Municipale de Vendôme. 

 

      Car une fois que tout, ou presque tout, un presque tout immense qui confine à l’infini en voulant le dépasser, fut posé dans la maison, chat égyptien momifié, Panhard 1953, vaisselier campagnard et haïkaï de Bashô, ne manquait-il pas, parmi les choses inanimées, les automates, les robots les plus sophistiquées, les créatures ?

     Dans cette galaxie cervicale solidifiée par le génie créateur -ou du moins d’imitation de créateur s’il en fût- d’Uranos, on avait beau faire parler des logiciels vocaux, chanter des cantatrices verdiennes sur le miroitement d’un disque, y compris grâce à d’aléatoires, surprenantes, charmantes et terrifiantes combinaisons, il manquait le libre arbitre d’une vraie voix, des sentiments et des désirs qui ne soient pas ceux prévus, même par une imprévisible combinatoire, par Uranos. Au septième jour, il lui fallait impérativement son Adam, son Eve… son serpent !

      Il lui suffit alors de commander à l’agence de mannequins Elite la prestation esthétique et déambulatoire d’un jeune homme et d’une jeune femme à la Dürer. Ce qui fut fait. Mais dans des salons éloignés du centre de gravité de la galaxie-maison. Sans qu’ils s’en doutassent, ils étaient le premier couple de cet univers en voie de complétude. Mais il fallut se rendre à l’évidence, il ne pouvait les louer pour leur vie entière. Il aurait voulu les voir copuler et, peut-être, développer une grossesse… Une agence de prostitués de luxe parvint à solutionner le problème : Uranos put effectivement voir, dans la chambre aux chintz roses représentant une verdure idyllique, un jeune mâle noir exhiber son serpent tentateur et régler avec une femme blanche, que le maître de cérémonie appela Gaïa, la question du péché originel, cet emmêlement concerté des membres et des fluides qui aurait pu présider à la naissance, huit ou neuf mois plus tard, si l’on imaginait des combinaisons ADN probables, d’un enfant jaune, ou d’une paire jumeaux fraternels ou des deux sexes…

      Hélas pour Uranos, les acteurs rémunérés, et pour trop peu de temps, avaient pris des précautions. Il lui fallut imaginer une mère porteuse qui consentirait à accoucher dans la microclinique de la galaxie-maison. Il la trouva. Mais une question cruciale se posait. Fallait-il qu’il soit le géniteur de cet enfant ? Devait-il conserver l’impersonnalité du créateur, confier ce rôle à quelque acteur de passage ou pratiquer une insémination artificielle ? La première hypothèse lui répugna. La troisième emporta son suffrage : on créait bien plus avec le pouvoir organisateur de l’esprit qu’avec quelques gouttes séminales qui ne tenaient qu’à une commune et vulgaire biologie naturelle.

         Déjà la future mère -qu’il avait choisie jolie, blonde et souple, mais aussi parce qu’elle aimait se vêtir d’azur, et qui allait rondement payer ses études de médecine et son futur cabinet- s’arrondissait. Pendant neuf mois, elle était la vierge d’Uranos qui ne l’avait pas touchée et qui lui permettait d’enfanter par sa seule volonté, la mère d’un enfant uranien. Quant au Joseph qui n’avait fourni qu’un sperme de hasard, introduit sans blesser la virginité maternelle, il n’était qu’un pseudo confidentiel, une pure émanation spirituelle du grand architecte.

      Mais Uranos avait compté sans justement le libre-arbitre, sans l’ennui. Cette femme, qu’il avait nommée Marine, avait beau avoir la galaxie-maison à son entière disposition, mis à part le sacro-saint bureau central du Père, des milliers d’objets et de services de luxe qu’elle ne finirait jamais de découvrir et d’exploiter, généreusement fournis par une domesticité invisible ou robotique, elle avait beau pouvoir étudier, visionner des films, lire des magazines et des romans, converser avec des voix capables d’interagir avec la multiplicité des réactions humaines, elle s’ennuyait.

       Elle avait pourtant signé un contrat. Se retirant du monde et intégrant l’univers, elle avait fait vœu de silence et de chasteté. Rien n’y faisait. Comment pouvait-elle être dépourvue de raison à ce point ? Elle harcelait Uranos malgré le labyrinthe ingénieux qui le séparait d’elle. Comme la Mégère des Enfers, elle criait dans les couloirs, pleurait dans les conduits d’aération, enregistrait des suppliques, urinait sur les claviers, quémandait de l’amour à Uranos, couvrait Uranos de haine et d’insultes ordurières, visqueuses, nauséabondes. Il avait beau s’isoler physiquement et phoniquement, il l’entendait. En lui. Obsédante comme une culpabilité.

       Il se rasséréna cependant. Ne lui avait-il pas manqué jusque là la faute, le désordre mental, l’infecte médiocrité de la nature humaine, dans le cadre splendide de sa création ? Sa création dépassait ses espérances, elle vivait de sa vie propre…

       Jusqu’à ce qu’il découvre cette Marine -grâce aux multiples écrans de surveillance dont était truffé son bureau- en train de se pendre dans une salle de bains proche, avec un rideau de douche infâme, orange et vert, qu’elle entortillait et nouait autour de son cou, tombant du rebord blanc de la baignoire… In extremis, Uranos parvint à la décrocher, non sans qu’en glissant sur la porcelaine trempée, son ventre bulbeux heurtât un coin de carrelage sans pitié. Rauque et verdâtre, elle respirait. Mais après examen, la créature fœtale ne bougeait plus. Inévitablement le têtard humain, qui aurait pu devenir architecte, écrivain, prophète ou employé de zoo, était mort. Quant à la mère manquée, elle vagissait d’idiotie. Un moment Uranos se désola. A cause d’une immature femelle, son plan avortait.

      Quoique à la réflexion, son univers y gagnait. Il trouverait sans peine une candidate plus placide. Probablement n’avait-il pas suffisamment sondé le profil psychologique de la précédente. Il ne manquait plus à la galaxie-maison pour être l’équivalent de l’univers, qu’un geste. Le meurtre était humain, le crime nécessaire dans un monde parfait. Comment n’y avait-il pas pensé ? D’un coup de marteau d’acier, il brisa la nuque gracile aux tempes blondes. Ainsi exposée, inimitable gisant marmoréen, elle redevenait belle. Ce qui avait été une double vie rejoignit en une brève cérémonie, ponctuée par un kaddish et un choral de Bach, le vaste incinérateur à ordures, confirmant qu’Auschwitz et la Kolyma (il avait fait livrer à cet effet de la neige sibérienne) avaient bien eu le devoir de faire partie de l’univers. Le compost n’avait jamais aussi bien été nourri au service des jardins anglais, zen et à la française.

      Ce geste infiniment criminel le remplit, à sa grande surprise, d’une jouissance délicieusement absolue. Il avait donné la vie ; à des minéraux, des plantes, des animaux, à un avorton d’homme qui ne demandait qu’à être remplacé par une seconde création qui pallierait aussitôt et sans inconvénient à l’incomplétude de la première ; il venait de donner la mort. Il avait créé la mort après la vie.

      Il lui suffisait alors, le plaisir conceptuel de ce meurtre s’épuisant comme la pente descendante d’un orgasme brusquement achevé, de racheter ce léger frisson de culpabilité, là encore seulement pour assurer la complétude de sa galaxie-maison. N’ayant ni la patience ni les moyens humains d’attendre trente trois ans, il trouva bientôt un jeune et beau prostitué dont il baisa la barbe blonde et que sa ration de LSD enfin offerte permit de clouer dans un état second et déjà digne du firmament, sur une haute croix de bois que, faute de soldats romains inutiles, un palan, des cordes et des poulies permirent d’élever là où la femme et son enfant, désormais endormis dans le chaud berceau utérin de la terre, avaient été tués. Cette immense, luxueuse et lustrale salle de bains devenait un Golgotha hollywoodien qu’Uranos filmait comme tous les moments d’importance, pour les archiver dans une immense bible vidéo. Ce qui résolvait du même coup l’épineux problème de la résurrection, alors que l’éternité des boucles filmiques diffusait sur un triptyque d’écrans holographiques le spectacle de l’extase chorégraphique du garçon : le bonheur de la pâte verte haschichine et du crack l’exaltait jusqu’à l’irremplaçable sensation de la divinité, jusqu’à l’ascension. Sensation que la conceptualisation, l’action et la contemplation permettaient à Uranos de ressentir en toute trinité.

      C’est ainsi que, le corps rejoignant le tombeau du crématoire, puis la fumée résurrectionnelle du « Todesfuge » du poète Paul Celan, le catalogue des crimes de sang d’Uranos continua sa prometteuse carrière…

    Complétant son vivant catalogue, il dut immoler un vieux bouddha plissé, l’amenant à l’extinction salutaire du nirvana, réduire la tête d’un guerrier Jivaro, voler un pauvre dans une ruelle de Bombay, piller une agence bancaire de Manhattan, pratiquer, dans la foi incommensurable qu’il avait en son œuvre, toutes les charités, mais aussi tous les délits, tous les sadismes, tous les cannibalismes, pour avoir l’espérance de parachever dans sa galaxie-maison la totalité de l’univers mortel et immortel. Il lui fallut enlever Jarmin Nagasaki, Prix Nobel japonais de physique pour lequel il envisagea de construire un accélérateur de particules plus vaste que celui de Genève, kidnapper Houston von Brown, Prix Nobel de littérature pour tenir l’abondante chronique de cette œuvre-univers… Son zoo de bêtes et d’humains vivants était aussi un muséum de corps flottant dans le formol, présentant toutes les beautés, toutes les pathologies physiques et mentales, toutes les cicatrices et les mutilations de la chirurgie réparatrice et esthétique, tous les mélanomes des criminalités les plus imaginatives… Il lui faudrait bientôt s’approprier chaque être humain, dont la seule banalité serait représentative et symbolique, chaque milligramme chimique de sentiment inexprimé, chaque goutte de sang.

      Mais la trace dégoûtante de ce sang ne pouvait pas ne pas filtrer un jour à l’extérieur. Certes, chaque crime trouvait sa réalisation et l’absorption de tous ses indices dans l’enceinte omniphage de la maison d’Uranos. Si les disparitions, à peine plus pléthoriques que celles de l’actualité invisible et courante paraissaient ailleurs n’avoir aucun lien, celle de deux Prix Nobel alarma des intelligences qui n’appartenaient pas au monde de notre infaillible architecte et démiurge. Pourtant, aucune solution n’apparut aux enquêteurs. Comme si l’énormité, la publicité et le secret de la maison d’Uranos la leur rendait invisible. En quelque sorte, notre homme avait produit une réplique fabuleuse de la « lettre volée » d’Edgar Allan Poe. Quoique choyés, nos deux Nobel, qu’il fallut bien se faire rencontrer puisque le littérateur devait tout observer, même si ce dernier, autant émerveillé qu’horrifié jusqu’au traumatisme par la confession hallucinée de son Maître, appréciait ce temps imparti à ce qui serait son œuvre-maîtresse, aspiraient à la liberté. Leur rencontre, on l’imagine, brève et surveillée, ne leur permis d’échafauder aucun plan d’évasion. Avait-il échappé à Uranos, dans son omniscience, que le physicien aux traits démesurément aquilins, était également un fin informaticien, qu’assez vite il pourrait déjouer la barrière informatique incommunicationnelle établie autour la galaxie-maison ?

      Un courriel totalement ruiné, comme ces ruines précolombiennes ou romaines dont Uranos avait aimé semer son palais, parvint au FBI. La signature était évidemment atomisée. Mais Isabelle Manaus, à Washington, savait lire les cendres. Cette pythonisse des textes informatiques fut alertée par ce « jardin » seul resté brutalement lisible. Un tel détail originel permit à l’experte de s’acharner trois jours durant à la restauration de ce papyrus gisant dans la mer Morte de l’information. Soudain, grâce à la combinatoire Ezechiel inspirée de la théorie du chaos, Isabelle Manaus put lire le tiers du courriel qui n’excédait pas dix lignes. Une rapide triangulation avait déjà encerclé la zone d’émission. Voilà qui suffit pour qu’une commission rogatoire soit accordée par la justice belge, pour que la porte close, muette et sourde de la bâtisse d’Uranos soit interrogée en vain par deux inspecteurs, soit assiégée par les forces spéciales d’Interpol, brisée.

    Excédés par les innombrables alvéoles et grands salons du labyrinthe uranien, tant en longueurs et largeurs, qu’en étages successivement souterrains, parfois vides, à peine esquissés, parfois plus brillants que le château d’Herrenchiemsee, lorsque Louis II de Bavière imita Versailles, parfois plus bordéliques que la collusion de la cave et du grenier d’un brocanteur, d’un Léonard de Vinci des technologies avancées, d’un vidangeur, d’un confiseur ou d’un fossoyeur, les enquêteurs fatiguèrent longtemps la demeure fantomatique avant de libérer les deux Nobel, de recueillir quelques victimes que la cendre ou le formol n’avaient pas eu le temps de sanctifier, et plus longtemps encore avant de trouver Uranos.

      Il était au fond d’un couloir de la mort texan. Du moins son cadavre. Sur une chaise électrique qu’il avait lui-même fait fonctionner, déjà soumis, par d’ingénieux procédés informatiques, mécaniques et chimiques, à une momification en règle. Il était là, assis sur son trône, comme une momie péruvienne, enturbanné de bandelettes de lin pur (sur lesquelles, en micro caractères, son histoire -du moins celle que vous, auditeurs choyés, entendez là- avait été recueillie par notre Prix Nobel de littérature) destiné à perdurer dans le vide siliceux du grand désert des sépulcres, au centre de ce qui n’était plus qu’immense monument funéraire de l’art et de son concepteur.

      La vie, l’expérience et la mort démoniques d’Uranos était-elle cette preuve de l’existence de Dieu ardemment réclamée par les théologiens ? Quant à la galaxie-maison d’Uranos, on pensa en faire un musée pour la postérité. Mais un musée où le misérable et le dérisoire l’emportaient bien largement sur l’exception… Une conclusion s’imposait à l’esprit des enquêteurs et de l’écrivain : si Uranos le céleste avait créé le meurtre, Dieu avait-il créé le meurtre ?

 

Thierry Guinhut

Extrait d'un roman à venir : Muses Academy, sommaire et synopsis

Thierry Guinhut: une vie d'écriture et de photographie

 

1770-Servandoni-AVignon-Calvet.jpeg

Servandoni : Ruines, 1770, Musée Calvet, Avignon.

 

 

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Published by Thierry Guinhut - dans Muses Academy - roman
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Le conte des contes, merveilleux rabelaisien

 

Baudelaire

Les Fleurs du mal : « Une charogne »

"L'homme et la mer", romantisme noir

Baudelaire de Walter Benjamin

Poésie en vers et poésie en prose

 

 

 

 

 

 

 

Beauté

Faillite et universalité de la beauté, de Platon à l’art contemporain

 

 

 

 

 

 

Beckett 

En attendant Godot : le dénouement

 

 

 

 

 

 

Bengtsson

Le Submarino de la délinquance danoise

 

 

 

 

 

 

Benni

Toutes les richesses, Grammaire de Dieu

 

 

 

 

 

 

 

Benjamin

Baudelaire par Walter Benjamin

Conscience morale et littérature

 

 

 

 

 

 

Bennet

La Reine des lectrices

Bennett lecctrices

 

Bernhard

Goethe se mheurt et autres vérités

Bernhard Goethe D

 

Bibliothèques

Bibliophilie : Nodier, Eco, Apollinaire

Eloges des librairies et des libraires

Lecture dans la gueule du loup, Haine-de-la-litterature, Ceux qui brûlent les livres

Des prestigieuses bibliothèques du monde à l'or des manuscrits

Destins du livre, du papyrus à Google-books : Darnton, Eco

De la bibliothèque perdue aux bibliothèques de fiction jusqu'à leur crépuscule : Mehring, Ménager, Stark

 

 

 

 

 

 

Blake

Christine Jordis : William Blake ou l’infini

Le Mariage du ciel et de l’enfer

G. K. Chesterton : William Blake

 

Blas de Robles 

L’Île du Point Némo, roman d’aventure

 

 

 

 

 

 

 

Blasphème

Eloge du blasphème : Thomas-d'Aquin, Rushdie, Cabantous, Beccaria

 

Blog

Du Blog comme œuvre d’art

Pour une éthique de la critique littéraire

 

 

 

 

 

 

Bloy

Le désespéré enlumineur de haines

Bloy Exégèse

 

Bolaño

L’artiste et le mal : 2666, Nocturne du Chili

Roberto Bolaño : Entre parenthèses

Roberto Bolaño, le chien romantique

2666-roberto-bolano

 

Bonnefoy

La poésie du legs : Ensemble encore

 

Borges

Un Borges idéal, équivalent de l'univers

Poèmes d’amour, une anthologie

Christian Garcin : Borges, de loin

Blanca Riestra : Le Songe de Borges

Borges

 

Bounine

Coup de soleil, nouvelles élégiaques

 

 

 

 

 

 

 

Brague

Légitimité de l'humanisme et de l'Histoire

 

 

 

 

 

 

Bruckner

La Sagesse de l'argent

 

Brume et brouillard

Science, litterature et art du brouillard

 

Burnside

De la maison muette à l'Eté des noyés

 

 

 

 

 

 

Butor

Butor poète et imagier du Temps qui court

Butor Barcelo : Une nuit sur le mont chauve

 

 

 

 

 

 

Cabré

Confiteor : devant le mystère du mal

Cabré Confiteor

 

Caldwell

Lettre à une jeune femme politique

caldwell

 

Canetti

Des Années anglaises à L’Amant sans adresse

Canetti Autodafé

 

Capek

La Guerre totalitaire des salamandres

 

 

 

 

 

 

Capitalisme

Eloge des péchés capitaux du capitalisme

De l'argument spécieux des inégalités

La sagesse de l'argent : Pascal Bruckner

Vers le paradis fiscal français ?

 

 

 

 

 

 

Catton

La Répétition, théâtre de la pédophilie

Les Luminaires du roman d'aventures néo-zélandaises

Catton.jpeg

 

Celan

Paul Celan minotaure de la poésie

Celan et Bachmann : Lettres-amoureuses

Celan pavot

 

Céline

Céline ou l’indignité du génie

Céline et Wagner, l'indignité du génie ?

Céline et Proust, la recherche du voyage

Céline Gen Paul 2

 

Censure

Requiem pour la liberté d’expression : entre Milton et Darnton, Charlie et Zemmour

Le totalitarisme pas à pas : du renseignement comme sécurité sociale

Censure Anastasie André Gill

 

Cervantès

Don Quichotte et le problème de la réalité

Cervantès Garouste couv

 

Chesterton

Chesterton : William Blake

Chesterton, le prince de la nouvelle policière

Le fantaisiste du roman policier catholique

 

Chevalier

La Dernière fugitive, À l'orée du verger

Chevalier-la-derniere-fugitive

 

Chine

Chen Ming : Les Nuages noirs de Mao

Du Gène du garde rouge aux Confessions d'un traître à la patrie

Anthologie de la poésie chinoise en Pléiade

 

 

 

 

 

 

Civilisation

Petit précis de civilisations comparées

Mattéi : Le Procès de l’Europe

Identité, assimilation : Finkielkraut, Tribalat

 

 

 

 

 

 

Coe

Le cercle fermé, Testament à l’anglaise

Coe Testament Gall

 

Colonialisme

De Bartolomé de Las Casas à Jules Verne

Mario Vargas Llosa : Le rêve du Celte

Las Casas couv

 

Colonomos

Politique des oracles, responsabilité du futur

COLONOMOS

 

Communisme

"Hommage à la culture communiste"

 

 

 

 

 

 

Cronenberg

Science-fiction biotechnologique : de Consumés à Existenz

 

Danielewski

La Maison des feuilles, labyrinthe

 

 

 

 

 

 

Darger

Les Fillettes-papillons de l'art brut

 

Darnton

Requiem pour la liberté d’expression

Destins du livre et des bibliothèques

Darnton Censors at Work 978-0-393-24229-4

 

Dasgupta

Solo, destin bulgare et américain

Dasgupta 1

 

Démocratie

Dans quelle démocratie vivons-nous ?

De la révocation du droit de vote

La Tyrannie qui vient

Totalitarisme

 

Derrida

Faut-il pardonner Derrida ?

Déconstruire Derrida : Ecrits sur les arts du visible ; Un démantèlement de l’Occident

Derrida 2

 

Dickinson

Devrais-je être amoureux d’Emily Dickinson ?

Charyn : La Vie secrète d’Emily Dickinson

Dickinson 1

 

Diogène

Chien cynique et animaux philosophiques

Diogène Gaetano Gandolfi - Alexander and Diogenes 1792

 

Eco

Umberto Eco, surhomme des bibliothèques

Construire l’ennemi et autres embryons

Numéro zéro, pamphlet des médias

Baudolino ou les merveilles du moyen-âge

Eco, Darnton : Du livre à Google Books

Eco Laideur

 

Ecologie

Greenbomber, écoterroriste

Archéologie de l’écologie politique : d’Ovide et Rousseau à Sloterdijk

Tout peut changer, sauf Naomi Klein : anticapitalisme et changement climatique

Wilson : Biophilie, Bartram : Voyages

Fredrik Sjöberg : La Troisième île

Ralph W. Emerson : Les Travaux et les jours

Révolutions vertes et libérales : Manier

Christian Gérondeau : Ecologie, la fin

Kervasdoué : Ils ont perdu la raison

Wilson Biophilie

 

Education

Pour une éducation libérale

Déséducation idéologique, nouveaux programmes et urgence de transmettre

De l'avenir des Anciens

Education d'Achille, Pompeo Batoni, 1746 Offices Florence

 

Eluard

« Courage », l'engagement en question

eluard dali

 

Emerson

Les Travaux et les jours de l'écologisme

Emerson

 

Erasme

Erasme et Aldo Manuzio, pères des Adages et de l’humanisme

Erasme Adages coffret

 

Etat

Serions-nous plus libres sans l'état ?

Dans quelle démocratie vivons-nous ?

Projet d'amendements à la Constitution

Française tyrannie, actualité de Tocqueville

Socialisme et connaissance inutile

Tardif-Perroux : La France, son territoire

Patriotisme et patriotisme économique

Agonie scientifique et sophisme français

L'impéritie de l'Etat et la France contre l'Europe : Verdier-Molinié, Bouzou

Allégorie de la Paix et de la Justice, 1753, Corrado Giaqu

 

Etats-Unis romans divers

De la Pava : Une Singularité nue

Hallberg : City on fire, ode à New-York

Franzen : Freedom, libertés entravées

Pessl : La Physique des catastrophes

Démonologies de Rick Moody

Eugenides : Middlesex, Roman du mariage

La Muse de Jonathan Galassi

Lauren Groff : Les Furies

 

 

 

 

 

 

Fables politiques

Le bouffon interdit

2025, l’animale utopie, fable politique

De l’animal mariage pour tous

L'Ânesse et la Sangsue

L'Etat-providence à l'assaut des lions

De l’alternance en Démocratie Animale

Les chats menacés par la religion des rats

La Fable des porcs et de la Dette

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Facebook

Facebook, perversion ou libertés ?

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Fallada

Seul dans Berlin : résistance antinazie

 

 

 

 

 

 

Fantastique

Dracula et autres vampires

Lectures du mythe de Frankenstein

Karlsson : La Pièce ; Jääskeläinen : Lumikko

Michal Ajvaz : de l'Autre île à l'Autre ville

 

Femmes

Lettre à une jeune femme politique, socialisme et islamisme

Humanisme et civilisation devant le viol

Alain Testart : L’Amazone et la cuisinière

Federici : Caliban et la Sorcière

La révolution du féminin

 

 

 

 

 

 

Ferré

Ferré : la Providence du lecteur?

Ferré Providence

 

Ferry

Mythologie et philosophie

De l’Amour ; philosophie pour le XXI° siècle

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Filloy

Op Oloop, roman loufoque

Filloy

 

Finkielkraut

L’identité malheureuse

Averroès et Porphyre

 

Földényi

Mélancolie, essai sur l’âme occidentale

 

 

 

 

 

 

Foster Wallace

L'Infinie comédie : esbroufe ou génie ?

 

Foucault

Pouvoirs et libertés de Foucault en Pléiade

Herculine Barbin : hermaphrodite et théorie du genre

Du destin des prisons et de l'angélisme pénal, postérité de Surveiller et punir

Foucault L'Herne

 

Fragoso

Le Tigre de la pédophilie

Fragoso

 

France

L'identité française et son destin face à l'immigration

Identité, assimilation : Finkielkraut, Tribalat

Peter Sloterdijk : Ma France

 

Fuentes

La Volonté et la fortune

Anniversaire, réalisme magique

Diane ou la Chasseresse solitaire

Le Bonheur des familles, Inquiétante compagnie

Temps et amour faustien : L'Instinct d'Inez

Le Siège de l’aigle politique

Fuentes Aigle

 

Fumaroli

De la République des lettres et de Peiresc

 

 

 

 

 

 

Gaddis

William Gaddis, un géant sibyllin

 

 

 

 

 

 

Gamboa

Prières nocturnes, un roman baroque

Gamboa Prières

 

Garcia Lorca

Homosexualité, mort et création

 

 

 

 

 

 

Gardner

La Symphonie des spectres

Spectre Hamlet

 

Garouste

Don Quichotte

Cervantès Garouste autoportrait-copie-1

 

Gass

Au bout du tunnel : Sonate cartésienne

Gass

 

Gavelis

Vilnius poker, conscience balte

 

Gibson

Neuromancien, Identification des schémas

Gibson Idoru

 

Goethe

Chemins de Goethe avec Pietro Citati

Goethe et la France, Fondation Bodmer

Sonnet à l’Allemagne

Sonnet de la liberté politique

Thomas Bernhard: Goethe se mheurt

Arno Schmidt : Goethe et un admirateur

goethe

 

Gothiques

Frankenstein et autres romans gothiques

lewis matthew matthew Monk

 

Golovkina

Les Vaincus de la terreur communiste

Golovkina

 

Goytisolo

Un dissident espagnol

Goytisolo Marx

 

Gracian

L’homme de cour, Traités politiques

Gracian Graus

 

Gracq

Les Terres du couchant, conte philosophique

 

 

 

 

 

 

Grandes

Le Cœur glacé, Inés et la joie, ou la mémoire du franquisme et de l’Espagne

Almudena 2

 

Greenblatt

Shakespeare : Will le magnifique

Le Pogge et Lucrèce au Quattrocento

 

 

 

 

 

 

Grozni

Wunderkind, Chopin contre le communisme

 

Guarnieri

Etrange amour, Brahms et Clara Schumann

Guarnieri

 

Guerre et violence

Guerres d'Etats ou anthropologiques : John Keegan : Histoire de la guerre

Storia della guerra di John Keegan

Battle royale, cruelle téléréalité

Honni soit qui Syrie pense

Emeutes et violences urbaines

Mortel fait divers et paravent idéologique

Violences antipolicières, inversion des valeurs

Stefan Brijs : Courrier des tranchées

 

 

 

 

Guinhut

Une vie d'écriture et de photographie

 

 

 

 

 

 

Guinhut Muses Academy

Muses Academy, roman : synopsis

I Prologue

II L'ouverture des portes

III Récit de l'Architecte : Uranos ou l'Orgueil

V bis Le fantôme du CouloirdelaVie.com

IX Récit du cinéaste : L’ecpyrose de l’Envie

XI Récit de la Musicienne : La Gourmandise

XVII Polymnie ou la tyrannie politique

XIX Calliope jeuvidéaste : Civilisation et Barbarie

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Philosophie politique

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Au coeur des Pyrénées

Pyrénées Anie Aneto

 

Guinhut

Pyrénées entre Aneto et Canigou

Couv-Aneto-Canigou

 

Guinhut

Haut-Languedoc

Haut-Languedoc.couv jpg

 

Guinhut

Montagne Noire : Journal de marche, photographies et triptyques géographiques

Montagne noire triptyque Quelque chose dans la montagne

 

Guinhut Le Recours aux Monts du Cantal

Synopsis et Traversées

Le recours à la montagne

Cantal

 

Guinhut

Le Marais poitevin

 

 

 

 

 

 

Guinhut La République des rêves

La République des rêves, roman

I Une route des vins de Blaye au Médoc

II La Conscience de Bordeaux

II Le Faust de Bordeaux

III Bironpolis, incipit

III Bironpolis, Les nuages de Titien 

IV Eros à Sauvages, prologue

IV Eros à Sauvages, Les belles inconnues

VII Le Testament de Job

VIII De natura rerum, incipit

VIII De natura rerum, Euro Urba

VIII De Natura rerum, montée vers l’Empyrée

 

 

 

 

 

 

Guinhut Les Métamorphoses de Vivant

Synopsis et sommaire

Prologue

II Greenbomber, écoterroriste

V Lou-Hyde Motion, Jésus-Bouddha-Star

 

 

 

 

 

 

Guinhut Voyages en archipel

I De par Marie à Bologne descendu

IX De New-York à Pacifica

Voyages archipel

 

Guinhut Sonnets

A une jeune Aphrodite de marbre

To a young marble Aphrodite

Sonnet autobiographique

Sonnet du cabinet de curiosité

Trois peintres : Tàpies, Titien, Rothko

Trois requiem : Selma, Mandelstam, Malala

Capitoline Aphrodite Louvre

 

Guinhut Trois vies dans la vie d'Heinz M

I Une année sabbatique

II Hölderlin à Tübingen

III Elégies à Liesel

Ein Jahr im Leben des Heinz M.

 

 

 

 

 

 

Guinhut Le Passsage des sierras

Le Passage du Haut-Aragon

Vihuet, une disparition

 

 

 

 

Guinhut

Ré une île en paradis

Ré paradis

 

Guinhut

Photographie

 

 

 

 

 

 

Haddad

Nouvelles du jour et de la nuit

Le Peintre d’éventail, Les Haïkus

Corps désirable : médecine et amour

Haddad jour

 

Hamsun

Rêveur romantique, conquérant du nazisme

Hamsun

 

Hattemer-Higgins

L’Histoire de l’Histoire : troisième Reich

Hida

 

Hayek

De l’humiliation électorale

Serions-nous plus libres sans l'état ?

Tempérament et rationalisme politique

Front Socialiste National et antilibéralisme

Hayek

 

Histoire

Histoire du monde en trois tours de Babel

Rome du libéralisme au socialisme

Destruction des Indes : Las Casas, Jules Verne

Corbin : Histoire du silence, Le miasme et la jonquille

Jean Claude Bologne historien de l'amour

 

Hobbes

Sonnet de la liberté politique

Emeutes urbaines : entre naïveté et guerre

Serions-nous plus libres sans l'état ?

hobbes leviathan

 

Hölderlin

Trois vies d'Heinz M. II Hölderlin à Tübingen

Hölderlin

 

Homère

Dan Simmons : Ilium science-fictionnel

Iliade Jean de Bonnot

 

Homosexualité

Pasolini : Sonnets du manque amoureux

Libertés libérales : Homosexualité, drogues, prostitution, immigration

Ceccatty : Noir souci, passion de Leopardi

Garcia Lorca : homosexualité et création

Broc-Hyacinthe.jpg

 

Houellebecq

Extension du domaine de la soumission

 

 

 

 

 

 

Humanisme

Erasme et Aldo Manuzio

Etat et utopie de Thomas More

Le Pogge : Facéties et satires morales

Le Pogge et Lucrèce au Quattrocento

De la République des Lettres et de Peiresc

Eloge de Pétrarque humaniste et poète

Erasme Dürer

 

Hustvedt

Un été sans les hommes

Vivre, penser, regarder

Le Monde flamboyant d’une femme-artiste

ete-sans-les-hommes

 

Huxley

Du meilleur des mondes aux Temps futurs : anti utopies scientifiques et superstitieuses

Huxley brave new world

 

Ilis 

La Croisade roumaine des enfants

Les Vies parallèles du poète Eminescu

Florina Ilis

 

Impôt

Vers le paradis fiscal français ?

Sloterdijk : fiscocratie, repenser l’impôt

La dette grecque,  tonneau des Danaïdes

Impôt

 

IPhone

Tentation totalitaire : IPhone et législation

IPhone.jpg

 

Islam

Lettre à une jeune femme politique

Du fanatisme morbide islamiste

Humanisme et civilisation devant le viol

L'arbre du terrorisme et la forêt de l'Islam I Analyses et dénis

L'arbre du terrorisme et la forêt de l'Islam II Un défi politique français

Claude Lévi-Strauss juge de l’Islam

Pourquoi nous ne sommes pas religieux

Vérité d’islam et vérités libérales : d’Iribarne, Schemla, Sarrazin

Identité, assimilation : Finkielkraut, Tribalat

Sommes-nous islamophobes ?

Guerre : Honni soit qui Syrie pense

Christianophobie et désir de barbarie

Attar : Le Cantique des oiseaux

Terry Hayes : Je suis Pilgrim ou le fanatisme

 

 

 

 

 

 

Israël

Une épine démocratique parmi la rose tyrannique de l’Islam

Résistance biblique Appelfeld Les Partisans

Amos Oz : un Judas anti-fanatique

Moïse Philippe de Champaigne Moïse et les Tables de la Lo

 

James

Voyages et nouvelles d'Henry James

 

Japon

Bashô : L’intégrale des haïkus

Kamo no Chômei, cabane de moine et éveil

Kawabata : Pissenlits et Mont Fuji

Battle royale : téléréalité politique

Murakami Ryû : Chansons populaires

Murakami Ryû : 1969, Les Bébés

Mieko Kawakami : Nuits, amants, Seins, œufs

Ôé Kenzaburô : Adieu mon livre !

Ogawa Yoko : Cristallisation secrète

Ogawa Yoko : Le Petit joueur d’échecs

Otsuka : Certaines n'avaient jamais vu la mer

101 Poemes du Japon d'aujourd'hui

 

 

 

 

 

 

Jourde

Festins Secrets

Jourde

 

Jünger

Carnets de guerre, tempêtes du siècle

Jünger Orages

 

Kafka

Justice au Procès : Kafka et Welles

Kafk Procès GF

 

Kant

Qu’est-ce que l’obscurantisme socialiste ?

Kant Obscur

 

Karinthy

Farémido, Epépé, ou les pays du langage

Karinthy Faremido

 

Kawabata

Pissenlits, Premières neiges sur le Mont Fuji

Paravent Erables

 

Kertész

Kertész : Sauvegarde contre l'antisémitisme

Kertesz Être

 

Kosztolanyi

Portraits, Kornél Esti

KOSZTOLANYI. C

 

Krazsnahorkaï

La Venue d'Isaie ; Guerre & Guerre

Krazsnahorkai venue

 

La Fontaine

Des Fables enfantines et politiques

Guinhut : Fables politiques

La Fontaine Amour Folie

 

Lamartine

Le lac, élégie romantique

 

 

 

 

 

 

Lampedusa

Le Professeur et la sirène

Sirènes -1817-copie-1

 

Langage

Euphémisme et cliché euphorisant, novlangue politique

Georges Steiner, tragédie et réelles présences du langage

Phylactère Lucas de Leyde Annonciation

 

Larsen 

L’Extravagant voyage de T.S. Spivet

Larsen Spivet

 

Larsson

Les Poètes morts, roman policier

Larsson 2

 

Leopardi

Génie littéraire et Zibaldone par Citati

Ceccatty : Noir souci, passion chaste

Leopardi Zibaldone

 

Lethem

Chronic city ou New-York magnifiée

Lethem Chronic city

 

Lévi-Strauss

Claude Lévi-Strauss juge de l’Islam

Lévi-Strauss Regard

 

Libertés, Libéralisme

Pourquoi je suis libéral

Pour une éducation libérale

Du concept de liberté aux Penseurs libéraux

Libres, Dictionnaire du libéralisme

Lettre à une jeune femme politique, socialisme, islamisme

Le libre arbitre devant le bien et le mal

Requiem pour la liberté d’expression : De la censure, entre Milton et Darnton, Charlie et Zemmour

Qui est John Galt ? Ayn Rand : La Grève

Ayn Rand : Atlas shrugged, la grève libérale

Mario Vargas Llosa, romancier des libertés

Homosexualité, drogues, prostitution, immigration

Serions-nous plus libres sans l'état ?

Tempérament et rationalisme politique

Front Socialiste National et antilibéralisme

Rome du libéralisme au socialisme

Liberté

 

Lins

Osman Lins : Avalovara, carré magique

Carré magique

 

Littell

Les Bienveillantes, roman historique et mythologique

Littell B

 

Littérature française contemporaine

Blas de Roblès : L’Île du Point Némo

Briet : Fixer le ciel au mur

Haddad : Le Peintre d’éventail

Haddad : Nouvelles du jour et de la nuit

Jourde : Festins Secrets

Littell : Les Bienveillantes

Louis-Combet : Bethsabée, Rembrandt

Nadaud : Des montagnes et des dieux

Ohl : Redrum

Reinhardt : Le Système Victoria

Sollers : Vie divine et Guerre du goût

Villemain : Ils marchent le regard fier

Sollers-Paradis

 

Lovecraft

Depuis l'abîme du temps : l'appel de Cthulhu

 

 

 

 

 

 

Machiavel

Actualités de Machiavel : Le Prince

Machiavel 1

 

Mal

Hannah Arendt : De la banalité du mal

De l’origine et de la rédemption du mal : théologie, neurologie et politique

Le libre arbitre devant le bien et le mal

Christianophobie et désir de barbarie

Menéndez Salmon : Medusa, l’art et le mal

Jaume Cabré : Confiteor

Roberto Bolano : 2666, Nocturne du Chili

Dante 9° cercle Enfer Gustave Doré 1861 Musée de Brou

 

Maladie

Maladie et métaphore. D Wagner : En-vie, F Maï : Divino sacrum, F Zorn : Mars

 

 

 

 

 

 

Malaparte

Muss ou Mussolini déboulonné

Mussolini Dux

 

Mandelstam

De la poésie à Voronej

Trois requiems, sonnets

Mandelstam Bio

 

Manea

La Tanière, La Cinquième impossibilité

Manea

 

Manguel

Le cheminement dantesque de la curiosité

Un retour et Nouvel éloge de la folie

Lectures du mythe de Frankenstein

Manguel retour

 

Marcher

De L’Art de marcher

Le Passage des sierras

Le Recours aux Monts du Cantal

Trois vies d’Heinz M. I Une année sabbatique

 

 

 

 

 

 

Marcus

L’Alphabet de flammes, conte philosophique

 

 

 

 

 

 

Mari

Les Folles espérances, fresque italienne

 

Marino

Adonis, un grand poème baroque

Vénus et Adonis Rubens, détail

 

Marx

Karl Marx, compagnonnage et illusion

« Hommage à la culture communiste »

De l’argument spécieux des inégalités

Marx

 

Mattéi

De la supériorité culturelle de l’Occident ?

Europe Mattéi

 

McEwan

Une satire Solaire

Opération Sweeet Tooth, l’espion des Lettres

Solaire

 

Melville

Billy Budd, Olivier Rey, Chritophe Averlan

Melville Billy Budd

 

Meshkov

Le Chien Lodok, ou de l’humaine tyrannie

Meshkov

 

Mille et une nuits

Les Mille et une nuits de Salman Rushdie

Hanan el-Cheikh, Schéhérazade féministe

Mille et une nuits Guérin

 

Mitchell

Des Ecrits fantômes aux Mille automnes

Mitchell Fantômes

 

Montesquieu

Eloge des arts, du luxe : Lettres persanes

Du renseignement comme sécurité sociale à la lumière de L'Esprit des lois

 

More

Etat, utopie et justice sociale : de Thomas More à Ruwen Ogien

Utopie More 1516

 

Morrison

Délivrances : du racisme à la rédemption

 

Mozart

Lady Gaga versus La Reine de la nuit

Mozart

 

Mulisch

Siegfried, idylle noire, filiation d’Hitler

Mulisch siegfried-une-idylle-noire

 

Murakami Ryû

Chansons populaires de l’ère Showa

1969, Les Bébés de la consigne automatique

Murakami bébés

 

Musique

Lady Gaga versus Mozart La Reine de la nuit

Musique savante contre musique populaire

Lou Reed : chansons ou poésie ?

Wagner : Tristan und Isolde

Wagner ou l'indignité-du génie

 

 

 

 

 

 

 

Mythes

Frankenstein par Manguel et Morvan

Frankenstein et autres romans gothiques

Dracula et autres vampires

L’Enfer, mythologie des lieux, Hugo Lacroix

Dracula film cauchemar

 

Nabokov

La Vénitienne et autres nouvelles

De l'identification romanesque

Nabokov Littératures

 

Nadas

Histoires parallèles de la mémoire, mélancolie des sirènes

 

Nadaud

Des montagnes et des dieux, deux fictions

 

Naipaul

Masque de l’Afrique, Semences magiques

Naipaul Afrique

 

Nancy

L'autre-portrait

Arjonilla Christian Mélancolie bleue

 

Nietzsche

Pourquoi un libéral lit-il Nietzsche ?

Jean-Clet Martin : Enfer de la philosophie

Nuits debout et violences antipolicières : une inversion des valeurs

Nietzsche Munch

 

Nooteboom

L’écrivain au parfum de la mort

Nooteboom Labyrinthe

 

Oates

Le Mysterieux Monsieur Kidder

Oates Kidder

 

Ôé Kenzaburo

Adieu mon livre !

Oé Adieu

 

Ogawa 

Cristallisation secrète du totalitarisme

Au Musée du silence : Le Petit joueur d’échecs, La jeune fille à l'ouvrage

Ogawa

 

Onfray

Faut-il penser Michel Onfray ?

 

Oppen

Oppen, objectivisme et lyrisme

Oppen

 

Orphée

Fonctions de la poésie, pouvoirs d'Orphée

 

Orwell

Cher Big Brother, Prism américain, français

Euphémisme, cliché euphorisant, novlangue

Contrôles financiers ou contrôles étatiques ?

Orwell 1984

 

Palahniuk

Le réalisme sale : Peste, A l’estomac, Snuff

Orgasme et science-fiction politique

Palahniuk Peste

 

Palol

Le Jardin des Sept Crépuscules aux récits emboités

 

Pamuk

Le musée de l’innocence, amour, mémoire

Orhan Pamuk

 

Panayotopoulos

Le Gène du doute, ou l'artiste génétique

Panayotopoulos

 

Pasolini

Sonnets des tourments amoureux

Pasolini Decameron affiche 2

 

Pavic

Le Dictionnaire khazar, une oeuvre ouverte

 

Perrault

Des Contes pour les enfants ?

Perrault Doré Chat

 

Pétrarque

Eloge de Pétrarque humaniste et poète par Fenzi, sonnet III du Canzoniere

Petrarque-par-Bargilla

 

Petrosyan

La Maison dans laquelle

 

 

 

 

 

 

 

 

Platon

Faillite et universalité de la beauté

Platon Oeuvres

 

Poésie 

A une jeune Aphrodite de marbre 

Brésil, Anthologie XVI°- XX°

Anthologie de la poésie chinoise

101 poèmes du Japon d'aujourd'hui

Chanter et enchanter en poésie 

Emaz ou l’anti-lyrisme

James Sacré, la maladresse de la poésie

Fonctions de la poésie, pouvoirs d'Orphée

Oppen, objectivisme et lyrisme

Padgett : On ne sait jamais

Poésie en vers, poésie en prose

Pizarnik, poèmes de sang et de silence

Trois vies d'Heinz M, vers libres

Aphrodite Shakespeare

 

Pogge

Facéties, satires morales et humanistes

Le Pogge et Lucrèce au Quattrocento

Le Pogge Facéties BL

 

Policier

Chesterton, prince de la nouvelle policière

Terry Hayes : Je suis Pilgrim ou le fanatisme

Jesse Kellerman : Les Visages

Pobi : L’invisible, ou la peinture

Chesterton father-brown

 

Powers

Les mystères du moi : Générosité, La chambre aux échos

Orfeo, le Bach du bioterrorisme

Powers Générosité

 

Pressburger

L’Obscur royaume, ou l’enfer du XX° siècle

Pressburger

 

Proust

Le baiser à Albertine : A l'ombre des jeunes filles en fleurs

Céline et Proust, la recherche du voyage

Proust

 

Pynchon

Contre-jour, une quête de lumière

Fonds perdus: web profond et 11 septembre

Vineland, une utopie postmoderne

Le Vice caché du roman policier

Pynchon-gravitys-rainbow

 

Rand

Qui est John Galt ? La Grève

Atlas shrugged et La grève libérale

Rand Atlas

 

Raspail

Sommes-nous islamophobes ?

Camp-des-Saints

 

Reed Lou

Chansons ou poésie ? L’intégrale

Lou Reed Chansons I

 

Religions

Pourquoi nous ne sommes pas religieux

Réquisitoire et plaidoyer pour le catholicisme suivi d'un éloge du polythéisme

Eloge du blasphème : Thomas d'Aquin, Rushdie, Cabantous, Beccaria

Livre noir de la condition des Chrétiens

D'Holbach : Théologie portative et humour

Sloterdijk Folie-copie-1

 

Revel

Socialisme et connaissance inutile

Revel Conaissance

 

Rios

Nouveaux chapeaux pour Alice, Chez Ulysse

Rios Alice

 

Rilke

Poésies d'amour

 

 

 

 

 

 

Rivas

L'Éclat dans l'abîme, Mémoires d'un autodafé

Rivas

 

Roman 

Adam Thirlwell : Le Livre multiple

L'identification romanesque : Nabokov, Mann, Flaubert, Orwell...

Nabokov Loilita folio

 

Rome

Rome du libéralisme au socialisme

Romans grecs et latins

 

 

 

 

 

 

Ronsard

Sonnets pour Hélène LXVIII Commentaire

Ronsard noir et blanc

 

Rostand

Cyrano de Bergerac : amours au balcon

Cyrano

 

Roth Philip

Hitlérienne uchronie : Le Complot contre l'Amérique

Les Contrevies de la Bête qui meurt

 

 

 

 

 

 

Rousseau

Archéologie de l’écologie politique

De l'argument spécieux des inégalités

 

 

 

 

 

 

Rushdie

Joseph Anton, plaidoyer pour les libertés

Entre Averroès et Ghazali : Deux ans huit mois et vingt-huit nuits

Rushdie 6

 

Russell

De la fumisterie intellectuelle

Pourquoi nous ne sommes pas religieux

Russell F

 

Sade

Sade, ou l’athéisme de la sexualité

Sade Man Ray Portait imaginaire du Marquis de

 

San-Antonio

Peut-on rire de tout ? D’Aristote à San-Antonio

San-Antonio- Boucq chah

 

Sansal

2084, conte orwellien de la théocratie

 

Schlanger

Présences des œuvres perdues

presence-oeuvres-perdues

 

Schmidt Arno

Un faune pour notre temps politique

Tina ou de l’immortalité, Goethe

On a marché sur la lande

Arno Schmidt Scènes

 

Sciences

Agonie scientifique et sophisme français

Allégorie de la science Cherubino Alberti

 

Science fiction et fantasy

Ballard: un artiste de la science fiction

Dyschroniques et écofictions

Gibson : Neuromancien, Identification
Miller : L’Univers de carton, Philip K. Dick

Magnason : LoveStar, conte et anti-utopie

Stalker, entre nucléaire et métaphysique

Simmons : Ilium, Iliade nouvelle

Simmons : Flashback géopolitique

Jo Walton : Morwenna, fantasy

Strougatski L-Ile-habitee

 

Scott-Heron

La Dernière fête, une autobiographie en noir

Scott-heron-book the-last-holiday 2012 02

 

Self 

Will Self ou la théorie de l'inversion

No smoking : Candide des non fumeurs

Parapluie : une conscience londonienne

Les-grands-singes

 

Sender

Le Fugitif ou l’art du huis-clos

 

 

 

 

 

 

Serrano

« Piss Christ » : une icône chrétienne

Andres-Serrano Piss-Christ

 

Seth

Golden Gate. Un roman en sonnets

Seth Golden gate

 

Shakespeare

Greenblatt : Will le magnifique

Shakespeare serait-il John Florio ?

Shakespeare : six Sonnets traduits

Traduire et vivre les Sonnets de Shakespeare

Sonnet à Shakespeare

A une jeune Aphrodite de marbre

Un faussaire shakespearien, Arthur Philips : La Tragédie d’Arthur

Shakespeare Cobbe portrait

 

Shelley Mary et Percy Bysshe

Le mythe de Frankenstein

Frankenstein et autres romans gothiques

La Révolte de l'Islam

Frankenstein Shelley

 

Shoah

Philosophie de la shoah

Paul Celan minotaure de la poésie

 

Shteyngart

Super triste histoire d'amour

Shteyngart

 

Simmons

Ilium : Homère science-fictionnel

Flashback : mémoire et géopolitique

Ilium

 

Sloterdijk

Les sphères de Peter Sloterdijk : esthétique, éthique politique de la philosophie

Contre la « fiscocratie » ou repenser l’impôt

Les Lignes et les jours. Notes 2008-2011

Elégie des grandeurs de la France

Archéologie de l’écologie politique

Sloterdijk Essai d'intoxication

 

Smith Adam

Pourquoi je suis libéral

Tempérament et rationalisme politique

 

 

 

 

 

 

Sofsky

Le Livre des vices privés et politiques

 

Sollers

Vie divine de Sollers et guerre du goût

Sollersd-vers-le-paradis-dante

 

Somoza

Daphné disparue et les Muses dangereuses

Somoza

 

Sonnets

A une jeune Aphrodite de marbre

Barrett Browning et autres sonnettistes 

Marteau : Ecritures  

Pasolini : Sonnets du tourment amoureux

Phénix, Anthologie de sonnets

Seth : Golden Gate, roman en vers

Shakespeare : Six Sonnets traduits

Traduire les Sonnets de Shakespeare

Sonnet des montagnes

Sonnet à l'élève

 

 

 

 

 

 

Sorrentino

Ils ont tous raison, déboires d'un chanteur

Sorrentino

 

Sôseki

Rafales d'automne sur un Oreiller d'herbes

Poèmes : du kanshi au haïku

 

 

 

 

 

 

Sport

Vulgarité sportive, de Pline à 0rwell

 

 

 

 

 

 

Starobinski

De la Mélancolie, Rousseau, Diderot

Starobinski 1

 

Steiner

Oeuvres : tragédie et réelles présences

Ceux qui brûlent les livres

Fragments (un peu roussis)

Steiner

 

Stevenson

La Malle en cuir ou la société idéale

Stevenson

 

Stifter

Dans la forêt de Bavière

Stifter Bavière

 

Strauss Leo

Pour une éducation libérale

Leo Strauss

 

Strougatski

Stalker, nucléaire et métaphysique

Stalker

 

Tartt

Le Chardonneret, Le maître des illusions

Tartt Illusions

 

Tavares

Un Voyage en Inde

Lusiades

 

Tejpal

La Vallée des masques, communauté sectaire

Tejpal 1

 

Tellkamp

La Tour, mémoire de l'ex-R.D.A.

Tellkamp

 

Tesich

Price et Karoo, revanche des anti-héros

Karoo

 

Texier

Le démiurge de L’Alchimie du désir

Texier page 106

 

Thoreau

Journal et Désobéissance civile

 

 

 

 

 

 

Tocqueville

Française tyrannie, actualité de Tocqueville

Au désert des Indiens d’Amérique

Tocqueville par Théodore Chassériau, 1850

 

Totalitarismes

Ampuero : la faillite du communisme cubain

Arendt : banalité du mal et de la culture

Capek : La Guerre des salamandres

« Hommage à la culture communiste »

Malaparte : Muss ou Mussolini déboulonné

Muses Academy : Polymnie ou la tyrannie

Tempérament et rationalisme politique 

Tejpal : La Vallée des masques

Trois Requiem, sonnets : Selma Meerbraum, Ossip Mandelstam, Malala Yousafzai 

La Tyrannie qui vient

Zimler : Anagrammes du ghetto de Varsovie

Communisme 2

 

Trias de Bes

Encre, un conte symbolique

Encre

 

Trollope

L’Ange d’Ayala, satire de l’amour

Trollope ange

 

Tsvetaeva

Poèmes, Carnets, Chroniques d’un goulag

Tsvetaeva Clémence Hiver

 

Ursin

Jean Ursin : La prosopopée des animaux

Ursin

 

Utopie, anti-utopie, uchronie

Battle royale, japonaise téléréalité

Hitlérienne uchronie : Lewis, Burdekin, K.Dick, Roth, Walton

L'hydre de l'Etat aux pays scandinaves : Karlsson : La Pièce, Sinisalo : Avec joie et docilité

 

Vargas Llosa

Vargas Llosa, romancier des libertés

Le Héros discret de la culture : la civilisation de la littérature contre la Civilisation du spectacle

Le rêve du Celte, colonialisme et nationalisme

Arguedas ou l’utopie archaïque : Awar Fiesta, El Sexto

Vargas-Llosa-alfaguara

 

Verne

Colonialisme : de Las Casas à Jules Verne

 

 

 

 

 

 

Vesaas

Le Palais de glace

 

 

 

 

 

 

Vigolo

La Virgilia, un amour musical et apollinien

Vigolo Virgilia 1

 

Vollmann

De la Famille royale au Grand partout

Guerre et paix en Central Europe

Vollmann famille royale

 

Volpi

A la recherche de Klingsor

Volpi Busca 3

 

Voltaire

Tolérer Voltaire, retrouver notre sens politique : Fanatisme, Traité sur la tolérance

Voltaire Jean Huber Le lever de Voltaire

 

Vote

De la révocation du droit de vote

De l’humiliation électorale

De l’alternance en Démocratie Animale

Front Socialiste National et antilibéralisme

allegorie du bon gouvernement

 

Wagner

Tristan und Isolde

Céline et Wagner : l'indignité du génie ?

Wagner Isolde by Aubrey Beardsley. Illustration in Pan, Ber

 

Walcott

Royaume du fruit-étoile, Heureux le voyageur

Walcott poems

 

Whitman

Nouvelles et Feuilles d'herbes

 

 

 

 

 

 

Wideman

Trilogie de Homewood, Projet Fanon

Wideman Belin

 

Williams

Stoner, drame d’un professeur de littérature

Williams Stoner939

 

Winterson

Winterson ou l'autobiographie féministe

Winterson Oranges Couleur

 

Wordsworth

Poésie en vers et poésie en prose

Wordsworth.jpg

 

Zao Wou-Ki

Le peintre passeur de poètes

 

Zimler

Les Anagrammes du ghetto de Varsovie

Zimler 1

 

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