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Gaetano Gandolfi: Allégorie de la Justice, 1760-1762,
(c) Musée du Louvre, Paris
Petit précis de civilisations comparées
Comme il existe un indice de développement humain, un classement des pays en termes de libertés individuelles et économiques, il n’est pas interdit d’imaginer de proposer un indice de civilisation, de comparer les civilisations entre elles, ne serait-ce que dans une démarche intellectuelle prospective, fût-elle à risque… Qu’est-ce qu’une civilisation ? C’est au prix de l’établissement des critères qui permettent d’en juger que l’on pourra discriminer celles que l’humanité a pu créer. Afin de proposer, en pesant avec la balance de la Justice, de quelle aire intellectuelle, arobomusulmane ou d’Occident, laquelle nous voulons…
C’est d’abord de civilité qu’est faite une civilisation, de civis (membre d’une société libre) et civitas en latin, d’où viennent la cité, le citoyen… Elle est, sine qua non, une « articulation du politique et de l’éthique »[1], une urbanité, un vivre ensemble policé, une courtoisie, un accomplissement scientifique, politique, social et artistique raffiné, un respect kantien de la liberté d’autrui : « on prend ainsi la liberté de pensée au sens où elle s’oppose à la contrainte sur les consciences, où, en dehors de toute pression extérieure, des membres de la cité s’érigent dans les choses de la religion en tuteurs des autres, et, remplaçant les arguments par des formules de pitié imposés (…) excellent à bannir, au moyen de l’empreinte précoce exercée sur les âmes, tout examen par la raison. »[2]. Ainsi la religion dans la cité doit rester une liberté personnelle et intérieure, au détriment de tout expansionnisme politique. En effet, depuis Des Délits et des peines[3] de l’italien Beccaria en 1765, le droit pénal est totalement indépendant du pouvoir religieux chrétien, l’état ne lui est plus en rien soumis, ce qui n’est évidemment pas le cas de la charia, inféodée à l’Islam.
Les Grecs se pensaient comme supérieurs, les autres étant des barbares. Certes, il y avait une part de fatuité, mais on leur doit l’invention d’une démocratie à parfaire et la richesse de leur philosophie, de leurs poètes et historiens qui atteignent à l’universalisme. Sans compter que malgré leurs guerres avec leurs voisins, ils n’ont pas commis de génocide. Le relativisme ne permet pas de leur attribuer le même degré de civilisation qu’aux Jivaros réducteurs de têtes. Ce qui n’empêche en rien l’égalité initiale de la dignité humaine et la possibilité que tout individu de toute culture soit animé de qualités. D’autant qu’il est loisible d’immigrer vers une civilisation plus accueillante et plus libérale, d’en accepter les règles du jeu, quelque soit son origine, sans forcément renier toutes les composantes de sa culture de départ. Ce dont témoigne la paisible intégration de nombre d’immigrés, y compris musulmans et déjà bien civilisés qui viennent ici justement chercher un degré supplémentaire de civilisation. L’ostracisme n’a pas à être jeté sur un individu au prorata de son aire culturelle originelle. Si l’on ne doit pas accepter qu’il importe en Occident l’excision (qui serait souterrainement pratiquée jusqu’en Espagne) ou une quelconque charia, on doit lui laisser, sans préjugé ni exclusion, la possibilité d’exprimer ses capacités dans une liberté raisonnable.
Qu’est-ce qui fait civilisation, sinon l’inscription du citoyen dans le concert d’une nation, d’une aire linguistique, et plus largement d’un consensus politique et culturel ? Lequel se fait autour de la figure centralisée d’un monarque, d’un tyran, d’une oligarchie, ou mieux encore (évidemment en terme qualitatif) autour du concept de démocratie libérale. Ce sont les principes issus de l’humanisme, des Lumières et des constitutions républicaines, notamment celle des Etats-Unis en 1787, qui font de la civilisation occidentale quelque chose de supérieur. Non pas au point bien sûr de qualifier toute autre civilisation d’inférieure au sens des races inférieures, concept aussi stupide que dépourvu de sens. D’autant qu’historiquement des civilisations peuvent avoir été ou être dominantes sans être éthiquement supérieures. Au-delà de la réductio ad hitlerum, habituelle chez les orfraies d’un politiquement correct qui vise à interdire la pensée dans ce qu’elle a de plus noble, pouvons-nous établir en quoi une ou des civilisations sont équipées au mieux pour être au service du développement de l’humanité ? Emettre des jugements de valeur n’a rien d’intolérable, au contraire, en permettant de réfléchir et de poser les valeurs de travail et de mérite, de liberté et de tolérance qui nous guident et nous légitiment, de façon à choisir dans quel monde nous sommes en droit de vivre et d’agir.
Les collectivismes, nazi et fasciste, communiste et socialiste, religieux et théocratique, sont à n’en pas douter un degré bien inférieur de civilisation, jusqu’à la barbarie, comparés à ce degré supérieur où les individus peuvent développer leurs libertés et leurs responsabilités, à l’abri si possible des délits et des crimes d’autrui et de l’état. Certes, qualifier une civilisation ou une société de désastreuse ne signifie pas qu’il faille l’éliminer au moyen d’on ne sait quelle croisade Occidentale ou japonaise. Il n’est en rien question de devoir commettre un génocide en Corée du nord ou à Cuba. Au contraire, il ne reste qu’à souhaiter la libération de ces populations opprimées grâce à une seconde chute du mur de Berlin. Pourtant cette pulsion génocidaire est bien à l’œuvre lorsque certains islamistes radicaux, ataviquement antisémites, réclament la liquidation d’Israël, voire de l’Occident entier…
Reste qu’à l’intérieur d’une même civilisation, des sociétés peuvent être plus performantes tant du point de vue humain que du point de vue économique. Est-ce le cas de l’Allemagne ou de la Suède vis-à-vis de la France ?
Faut-il croire que ceux -intellectuels, se prétendent-ils- qui clament que toutes les civilisations se valent, pour paraître ne vexer personne, par pusillanimité, soient épris des barbaries contraires aux droits de l’homme, cette malheureuse fiction occidentale ? Ce n’est pas rendre service à l’humanité en son entier que de refuser l’art de la discrimination[4] intellectuelle et d’abuser du relativisme par démagogie et prétention : ainsi ils paraitraient aimer tout le monde également, en un angélisme béat, mais ils haïraient, mépriseraient l’humanité et le nom même de progrès humain, économique, culturel et moral qui inspirent le meilleur des civilisations.
Laquelle respecte plus les droits de l’homme ? Certaines aires géographiques cumulent les retards démocratiques, scientifiques, économiques et moraux. Leurs tyrannies se doublent de tyrannies contre toute leur population féminine, contre leurs clitoris, contre l’enrichissement (hors clanique et de copinage) de leurs pseudo-citoyens. Le choix est alors aisé à faire…
En dépit des inconséquences d’une civilisation qui d’Europe s’est étendue des Amériques en Australie et qui par ailleurs a étendu son influence libératrice de l’espérance de vie et du mieux vivre, elle reste globalement préférable. Y compris si l’on est en droit d’adorer la calligraphie chinoise ou arabe, la miniature persane et la poésie d’al-Andalus[5]. Reste qu’il n’y a pas de Proust zoulou, mais un Lezama Lima[6] cubain, pas de Mary Shelley papoue, mais une Murasaki Shikibu japonaise[7], pas de Bach kenyane ou saoudienne, du moins pas encore. Nous ne pouvons qu’encourager tout individu à la création universelle…
Certes, nous pouvons difficilement nous poser en donneurs de leçons. Une civilisation qui a pratiqué la Saint-Barthélémy, la guerre de Sécession, inventé le nazisme, mais aussi ces produits d’exportation, le marxisme et le communisme, deux totalitarismes de belle venue, sans compter la bombe atomique, l’agent orange au Vietnam ou les dettes exponentielles européennes, contribué à la pollution atmosphérique et fluviale, ne peut guère s’ériger en parfait modèle. Mais au cœur d’une civilisation dont les principes peuvent être parmi les plus honorables, ne faut-il pas compter l’invention d’Auschwitz et de la Kolyma comme des preuves de décivilisation ? On ne doute pas que des cultures concurrentes dans cette hiérarchisation délicate aient également été probantes dans le domaine de l’abjection : sacrifices humains aztèques ou excisions arabo-musulmanes, polygamie et absence de droits individuels attentatoires à la féminité, lapidation de femmes adultères sous leur burqa honteuse déshonorent le nom d’humanité. De plus, hélas, un élément constitutif de la civilisation, c’est-à-dire le progrès technique et scientifique, a pu être mis au service de la barbarie. A Hiroshima et Nagasaki, quoiqu’on puisse arguer que cela ait permis d’arrêter une guerre qui promettait d’être encore bien longue et meurtrière (mais pourquoi deux bombes, qui plus est sur des populations civiles ?), à Auschwitz encore où la technicité administrative, ferroviaire et industrielle fut l’esclave d’une volonté d’extermination d’un peuple pourtant brillant. Lequel peuple a su faire d’Israël une démocratie avancée qui, avec sa dizaine de millions d’habitants, sait déposer des milliers de brevets par an quand l’Arabie saoudite, bien plus nombreuse, n’en dépose qu’une quarantaine…
Que le respect des civilisations dans ce qu’elles ont de respectable soit la règle, bien. Mais pourquoi, sinon par crainte devant le plus menaçant, vouloir respecter l’Islam et crier haro sur le Christianisme et le Judaïsme qui ne sont pas des religions polluées par le concept de jihad ? Qui n’ont guère, ou il y a bien longtemps, été les commanditaires d’assassinats et de terrorisme, comme ceux qui se pratiquent aujourd’hui contre les Chrétiens, du Nigéria à l’Irak… D’autant que l’Islam, déchiré dans la fracture entre sunnites et chiites, continue à jouer les fauteurs de conflits dignes de notre guerre de Trente ans entre catholiques et protestants, heureusement révolue. Pourquoi haïr le capitalisme occidental, quand il n’est pas celui d’une oligarchie privilégiée, du monopole et de la connivence, alors qu’il est essentiel au développement civilisé ? Sinon par envie d’une part et par désir d’asservissement d’autrui d’autre part ? Non aux collectivismes, qu’ils soient social-étatiste, fasciste, communiste ou religieux. Oui à une civilisation du capitalisme libéral pour tous, du progrès scientifique en cohérence avec la nature et l’humain, du libre-arbitre, des richesses individuelles, matérielles et culturelles, de la tolérance et de la justice issues des Lumières européennes. Voilà qui devrait pouvoir lui permettre d’être à la hauteur de ses idéaux…
Le grand poète arabe et syrien Adonis, au nom si grec, dénonçant ceux qui « invoquent les Livres Saints / et transforment le ciel / en poupée ou en guillotine [8]» déplore l’absence de liberté d’expression dans ce monde arabo-musulman qui ainsi se dessert lui-même. Où sont les libertés des philosophes Al Fârâbi[9] ou Ibn Arabi[10], du poète Hâfez[11], du satiriste Mouhamad Ibn-Dâniyâl[12], de l’érotologue Cheïkh Nefzaoui dans son traité de l’amour Le Jardin parfumé[13] écrit au XVI° ? Peut-on lire encore avec sérénité Les Mille et une nuits, ou les auteurs contemporains comme Naguib Mahfouz[14], Alaa al-Aswani[15] et Gamal Ghitany[16] ? S’ébahir de l’art de l’Islam[17] sans sentir sa gorge se nouer ? Ne faut-il constater la déréliction de la femme arabe qu’à travers l’enfer du Sexe d’Allah[18] ? Nous sommes alors au regret de ne pas pouvoir considérer cette civilisation, et plus précisément ce qu’elle est devenue, comme toujours digne du nom de civilisation… Car dans le monde arabe, souligne Malek Chebel, « dès le XIII° siècle, l’ensemble des conduites constituant le cœur vivant du raffinement, à savoir la liberté, l’inventivité comportementale et une certaine autodérision faite de paradoxe et d’excès, subit de plein fouet l’étroitesse de vue d’une frange de théologiens réactionnaires et de fondamentalistes »[19]. Le retour contemporain de ces derniers n’est-il qu’un provisoire sursaut morbide devant l’ouverture à l’Occident ? Il faut, avec un penseur comme Malek Chebel appelant un « Islam des Lumières »[20], l’espérer…
Reconnaissons avec plaisir que nous devons continuer à nous ouvrir aux autres cultures autant qu’à remettre en question la nôtre, ce que ne font pas toujours celles concurrentes. Car on ne peut compter tellement c’est merveille et richesse ce que les autres civilisations nous ont apporté, de la tomate au safran, des kimonos aux masques dogons, de l’ikebana aux traités bouddhiques en passant par l’Alhambra de Grenade. Ainsi, au-delà de l’aire gréco-judéo-chrétienne, nous nous multiplions. Plus encore aujourd’hui où toutes ces cultures ont tendance à s’interpénétrer, dissolvant les blocs identitaires, fondant une sorte de civilisation globale et polymorphe, ouverte à la circulation des idées, des biens et des individus, cette ouverture même permettant alors de qualifier la qualité d’une civilisation, au contraire de celles fermées et exclusives…
Il est vrai que le Ministre de l’Intérieur -Monsieur Claude Guéant pour ne pas le nommer- par qui le pseudo scandale arrive, même s’il s’appuie sur de judicieux arguments, en affirmant le 4 février dernier que « toutes les civilisations ne se valent pas », ne brille pas par son ouverture. Contrôler une immigration si elle est fauteuse de troubles et de délits, soit, mais refouler les bonnes intentions venus d’ailleurs et des diplômés étrangers qui ne nous nuiraient pas, au contraire, mais aussi se priver des Français que l’absence d’opportunité de valoriser leur travail contraint à l’émigration sous des cieux fiscaux meilleurs, s’avère aussi maladroit, incohérent que contre-productif.
Il n’y a sous des cieux humains aucune civilisation ni justice parfaites ; reste la volonté de tenter avec prudence d’y accéder : « Car la liberté que nous, nous pouvons espérer n’est pas l’impossibilité de toute nouvelle injustice dans l’Etat : qui pourrait l’escompter ici-bas ? Mais avec la libre audition des griefs, leur examen attentif et leur prompte réforme est atteinte l’extrême limite de la liberté civique à notre portée, celle que recherchent les sages. »[21] Ainsi s’exprimait au XVII° le poète et philosophe Milton. Un des garants des vertus de notre civilisation…
Thierry Guinhut
Voir également : De la supériorité culturelle de l’Occident ? Mattéi : Le Procès de l’Europe
Thierry Guinhut: une
vie d'écriture et de photographie
[1]Vocabulaire européen des philosophies, sous la direction de Barbara Cassin, Seuil Le Robert, 2004, p 220.
[2]Kant : Qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? Œuvres Philosophiques, Pléiade, 1985, tome II, p 543.
[3]GF, 2006.
[4]Au premier sens du Petit Robert : « Action de discerner, de distinguer les choses les unes des autres avec précision, selon des critères définis ».
[5]Le Chant d’al-Andalus, une anthologie de la poésie arabe d’Espagne, Sindbad, 2011.
[6]José Lezama Lima : Paradiso, Seuil, 1971.
[7]Murasaki Shikibu : Le Dit du Genji, Diane de Selliers, 2007.
[8]Adonis : Tombeau pour New-York, Sindbad, 1986, p 64.
[9]Al Fârâbi : Traité des habitants de la cité idéale, Vrin, 1990, ou La Philosophie de Platon, Allia, 2002 .
[10]Ibn Arabi : Traité de l’amour, Albin Michel, 1986.
[11]Hâfez : Le Divân, Verdier, 2006.
[12]Mouhammad Ibn-Dâniyâl : Le Mariage de l’émir conjonctif, L’Esprit des péninsules, 1997.
[13]Cheïkh Nefzaoui : Le Jardin parfumé, Tchou, 1981.
[14]Naguib Mahfouz : Les Mille et une nuits, Actes Sud, 1997.
[15]Alaa al-Aswani : L’Immeuble Yacoubian, Actes Sud, 2006.
[16]Gamal Ghitany : Le Livre des illuminations, Seuil, 2005.
[17]Titus Burckhardt : L’Art de l’Islam, langage et signification, Sindbad, 1985.
[18]Martine Gozlan : Le Sexe d’Allah, Grasset, 2004.
[19]Malek Chebel : Traité du raffinement, Payot, 1999, p 48.
[20]Malek Chebel : Manifeste pour un Islam des Lumières, Hachette Littérature, 2004.
[21]Milton : Areopagitica, pour la liberté d’imprimer sans autorisation ni censure, Aubier, 1956, p 121.
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A une jeune Aphrodite de marbre
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Sonnets
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Zimler
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