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26 juillet 2026 7 26 /07 /juillet /2026 16:38

 

Iglesia San Agustin, Almagro, Ciudad Real, Castilla la Mancha.

Photographie : T. Guinhut.

 

 

 

La Juriste, le claveciniste et les barbares.

Roman

IV & V le clavecin vandalisé.

 

 

IV

Un Steinway et une chambre de princesse

 

Chaque jour de la semaine, chaque heure, y compris pendant mes cours d’interprétation, les déchiffrages et répétitions, y compris pendant le petit concert de chambre que nous avions donné dans la Chapelle Sainte-Cécile, où je tenais la partie de clavecin dans un concerto de Karl Philip Emmanuel Bach, je pensais à Clara Meyerberg, à sa personnalité stupéfiante, à son charisme envoutant.

Bien entendu, j’avais remisé le pull escargot dans une armoire ancienne et fait l’acquisition d’un trio de chemises, azuré, rose et vanille, suivant le conseil d’une vendeuse dont l’âge respectable et les lunettes aiguisées m’avaient parus aussi perspicaces que rassurants.

Précédemment échaudée, ma modestie ne pouvait se laisser aller à imaginer une quelconque romance en présence – et y compris en absence – d’une telle intimidante Dame. L’immature musicastre dont je chaussais les baskets éculées ne pouvait se mesurer à la suprême élégance, au raffinement du goût, à l’aisance financière de la « Diva des juristes », au dire d’unanimes voix sur Internet. D’autant que la radiographie de ma personne qu’elle avait cru devoir commettre avait probablement fait cesser sine die son éphémère curiosité.

Aussi me sentis-je fort déçu, et déjà résigné, en entrant dans le claustral salon de musique du Palais des Saisons. Seule la copie du Ruckers m’attendait fidèlement. Les parties les plus mélancoliques de L’Art de la fugue répondirent à mes doigts, là où était le vrai repos, le vrai refuge, atteignable félicité, où je l’immergeais totalement, sentant monter ma déréliction vers les hauteurs intranscendantes du bâtiment. Lors de la résonnance résiduelle de l’ultime partie, inachevée comme l’on sait, alors que je renaissais au monde comme il va ou ne va pas, une lueur rouge étonnante aimanta mon attention.

Etait-ce l’effet du fantasme ou la réalité ? Elle était assise, comme à l’accoutumée, devant sa table à thé. Mais sans chapeau, gainée d’une robe interminable et intensément pourpre. Heureusement je n’avais pas levé les yeux en déployant mon interprétation, sinon j’aurais plaqué un accord dissonant, catastrophique.

      - Cette chemise reflète à ravir vos yeux bleus, Aymeric.

Etais-je son jouet ? Allait-elle, comme une chatte, de ses griffes, m’abandonner, une fois mon suc vital dépecé ?

      - Offrez-moi, Aymeric, je vous prie, la dernière partie de votre œuvre, celle si personnelle, celle qui monte peu à peu en crescendo de joie…

      - Avec plaisir, Madame.

      - Appelez-moi Clara.

Le son enveloppait l’espace soudain changé, métamorphosé, illuminé, comme une galaxie spirale. Elle se déployait comme se développe l’imagination ; elle répondait au soudain enthousiasme qui s’était emparé de moi lors de la demande que m’avait adressé Clara ; comme si, lorsque je l’avais composée, certes il y a peu, j’avais pressenti son apparition. Tout ce méli-mélo de sensations et impressions était bien irrationnel. Il n’en restait pas moins qu’il me semblait découvrir de nouvelles dimensions dans mon œuvre.

      - Merci Aymeric. Voilà qui est tellement une déferlante de beauté.

      - Vous êtes bien trop indulgente.

      - Voulez-vous un thé, un cocktail ?

      - Un thé noir, merci. Je ne bois pas d’alcool.

      - J’ai commandé, reçu, écouté plusieurs fois, aimé votre disque argenté dans sa pochette fleurie. C’est à la fois un peu archaïque et souverainement léger, respirant. Il faudra me le dédicacer.

      - Ce serait à la compositrice de le faire. Hélas Ariana Belleci est morte à Ferrare en 1612. C’est à peu près tout ce que l’on sait d’elle. Son Livre de 24 sonates est la seule œuvre que l’on ait pu retrouver, dans la bibliothèque du couvent Santa Barbara où elle était peut-être nonne. Ce premier enregistrement jamais conçu vient d’être édité par une petite maison. Et les ventes sont plus lilliputiennes encore… L’éditrice tente de surfer sur la mode heureuse de la redécouverte des compositrices.

      - Il faudra enregistrer et publier vos Préludes pour la Voie lactée.

      - Il faudrait d’abord que l’on accepte que je la donne en concert, ailleurs qu’au Conservatoire. Et convaincre mon éditrice. Ce qui n'est pas gagné...

      -Vous avez pourtant fait une apparition remarquée à la Schola Cantorum de Bâle…

      - C’était le mois dernier. Et je me suis lié d’amitié avec un violoncelliste et gambiste local, nommé Edmond Vallée. Pour l’archet duquel je médite de composer une pièce qui réunirait nos deux instruments…

      - Avez-vous commencé à écrire ?

      - Quelques dizaines de mesures seulement cette semaine.

      - Et d’où tirez-vous cette inspiration ?

      - Je n’ose le dire. Ce serait présomptueux.

      - Je vous écoute.

      - Eh bien, vous ne serez pas étonnée d’apprendre que le clavecin porte ma voix. Quant à la viole de gambe…

      - Dites-moi…

      - Vous ne m’en voudrez pas… C’est… Vous, Clara…

      - Joli flatteur ! Je suis néanmoins curieuse d’entendre cela.

      - Avec votre permission, je le terminerai bientôt. Du moins ce duo là…

      - Aimez-vous les sushis au poisson cru ? J’aimerais vous convier auprès du Steinway de mon grand-père. Pour lui rendre sa voix. Qu’en dites-vous, Aymeric ?

      - Je ne sais si je dois abuser de votre hospitalité…

      - N’ayez pas la moindre inquiétude ; vous êtes mon invité. Mais également mon concertiste privé. Vous serez rémunéré.

      - Non, je ne veux pas d’argent.

Elle fermait ses paupières, masquant l’intériorité de ses yeux hétérochromes, pendant le trajet, alors que son chauffeur affichait une attention sévère derrière ses lunettes noires. Auprès de sa mince silhouette, je me sentais un intrus, un petit Poucet que la louve entraînerait dans sa tanière, toute volonté annihilée, n’osant pas glisser le moindre regard vers cette clarté que je contemplais intérieurement. Enfin, le chauffeur, dont je devinais le holster alourdi sous sa veste, nous ouvrit la portière devant un portail aux doubles digicodes noirs encastrés. Pendant que celui qui devenait une sorte de majordome à l’impressionnante carrure s’effaçait dans un vestibule de côté, une dame ronde en tablier, aux rides nombreuses et souriantes, m’offrit de chausser des pantoufles. Alors que Clara, après avoir célébré le même office, s’élançait dans l’immense escalier aux rampes de métal doré en intimant Madame Hortense de me montrer les commodités puis de me conduire dans le salon de musique de grand-père, cette dernière ne manqua pas de m’adresser tout discrètement sa considération maternelle :

      - Monsieur Aymeric, vous êtes béni des dieux. Parmi toutes ces années, vous êtes le premier homme, le premier garçon qui vient fouler nos tapis…

      - Merci Madame, vous m’en voyez tout confus. Je vous promets, je ne dérangerai rien ni personne…

Au premier étage, à la suite d’une vaste pièce aux murs couverts de tableaux romantiques, derrière un rideau de velours pourpre qui s’ouvrait comme un théâtre, le salon de musique exhibait le Steinway aux reflets d’ébène. L’on devinait les frondaisons des platanes par les fenêtres, entre lesquelles, en contrejour, mon auditrice m’attendait, paisiblement assise.

      - Il est à vous, Aymeric. Accordé hier comme il se doit.

      - Je ne sais pas si j’en serais digne…

      - Qu’importe. Vos preuves sont déjà faites en ce qui concerne le clavecin, n’est-ce pas…

      - Eh bien, essayons Jardins sous la pluie :

Une fois les trois minutes quarante imaginées par Debussy écloses, j’eus la certitude qu’il s’agissait d’un merveilleux instrument, au toucher moelleux.

      - Depuis ses cendres, mon grand-père, dont vous voyez le portrait là-bas, vous écoute. Aymeric, soyez-en remercié.

      - Voulez-vous la Sonate au clair de lune ?

      - Volontiers.

Les trois mouvements beethovéniens filèrent, plus au moyen de la qualité d’un tel instrument que de mes doigts…

      - Pourquoi n’êtes-vous pas plutôt pianiste, et concertiste en la matière ? Il me semble que vous en avez les moyens…

      - Il y a tant de grands pianistes, je ne saurais me démarquer. De plus, les sonorités du clavecin sont si originales, si anciennes, d’une toute autre expressivité, où je trouve mon accomplissement.

      - Et pour revenir au piano, me donneriez-vous la Sonate en si mineur de Liszt ?

      - Je suis au regret d’être là incompétent. Il me faudrait étudier longtemps. C’est une œuvre titanesque où je devrais éduquer mes doigts avec autant circonspection que de fougue. Mais si vous y tenez, je me préparerai...

      - Non, mieux vaut que vous traciez votre chemin propre.

      - Il me semble en effet. Au point que, même si je pourrais toucher Bach au piano, je me refuse à le faire, laissant cette sensibilité à d’autres, de peur de le dénaturer. Même si le Kantor eût certainement apprécié de tenter un instrument que son vivant ne pouvait connaître.

      - N’avez-vous pas faim ? Madame Hortense va nous servir les sushis, puis les fruits et sorbets. Est-ce cela vous suffira ?

En dégustant les cubes de riz blanc, de saumon rose et de verte pistache, puis les pastels des sorbets, elle ne cessait de m’observer, au point que j’en avais la gorge serrée, et presque le vertige. Sa robe rouge diffractait ses reflets au plus intime de ses mouvements ; de surcroit, ses pommettes semblaient en porter le reflet.

      - Puisque vous êtes allé à Bâle, qu’avez-vous pensé de la Suisse ?

      - Deux jours ne suffisent pas à se faire une idée sérieuse. Mais j’ai aimé la propreté de la ville, la grandeur du Rhin, la courtoisie de la population.

      - Je pense m’y installer bientôt.

 Tremblant déjà qu’elle parte, je lui demandai ses raisons.

      - J’ai là-bas un nombre croissant de clients fortunés. De plus, mon grand-père maternel, récemment décédé, m’a laissé une villa près de Vevey, au-dessus du Lac de Genève, de même qu’il m’a également transmis la double nationalité française et helvétique. Sans compter que la France devient de plus en plus un pays dangereux, peut-être irrémédiablement, en dépit de nos gouvernements dont l’impéritie atteint des tréfonds. Aussi bien du point de vue de la sécurité urbaine et politique que des conditions économiques et fiscales.

      - Alors, vous allez nous quitter…

      - À moins que vous nous rejoigniez…

      - Qui sait si la Schola Cantorum de Bâle me sera bienveillante…

      - Il est fort tard, Aymeric. Notre chauffeur n’étant plus disponible – n’a-t-il pas droit au repos lui aussi ? – vous dormirez ici.

      - Je n’aurais pas le front de vous déranger ; le métro est encore en service.

      - N’y pensez pas un instant. Suivez-moi. Ouvrez à droite.

      - Mais c’est une chambre de princesse ! Ne serait-ce que ce tableau. Malgré la robe blanche, elle vous ressemble.

      - C’est en effet mon arrière-grand-mère, Virginie. Et c’est maintenant une chambre de prince. Car c’est ma chambre. Et la vôtre. La nôtre, si vous voulez bien.

      - Êtes-vous certaine ? Que pourrais-je vous refuser…

      - Cher Aymeric, prenez-moi dans vos bras…

      - Vous êtes Clara, un bonheur incroyable !

      - Déshabillez-moi. Lentement. Très lentement. Mon corps est votre clavier. Soyez doux ; c’est ma première fois. Je recevrai votre voie lactée.

      - Pour moi aussi, vous le savez. Que j’aimerais ne pas vous décevoir…

      - Ouvrez mes barricades mystérieuses avec vos baisers. Oui…

Au matin, j’éveillai mon regard et mes sens à l’inénarrable présence dans mes bras et dans nos draps de ma chère Clara. Quel vertige de contempler la finesse de ses traits, de l’arc de Cupidon de sa lèvre supérieure, de son nez droit, du chignon qu’elle avait noué… Toute sa personne était contre mon corps. Qui étais-je pour mériter un tel miracle ?

Ses paupières se soulevèrent lentement, révélant la miraculeuse hétérocrhomie de ses iris. Sa main vint caresser mon visage. Aussitôt, des larmes brillèrent puis se mirent à glisser sur joues.

      - Vous pleurez, Clara ? Cette nuit, vous ai-je fait mal ?

      - Non, c’est de joie. Je n’aurais pas cru cela possible, cher Aymeric…

      - Alors, votre joie est la mienne. Que notre joie dmeure...

      - Levons-nous. Cependant, douche-toi avec moi. Puis déjeunons. Je dois prendre un avion.

      - Vous allez me manquer.

      - Non, je suis là :

Ce disant, son index désigna et caressa mon front.

      - C’est vrai.

      - Je serai à Londres toute cette semaine. Retrouvons-nous samedi après-midi autour du clavecin qui nous a réunis.

Iglesia San Agustin, Almagro, Ciudad Real, Castilla la Mancha.

Photographie : T. Guinhut.

 

V

Le clavecin vandalisé

J’attendais Clara avec l’impatience de l’orage. J’étais en avance, aussi déchiffrais-je, partitions à l’appui, des pièces de Froberger sur le Ruckers. Je cessais soudain une telle entreprise, trop hésitante encore, pour reprendre les Variations Golberg, du moins les dernières. Une fois la reprise conclusive du thème achevée, qui me semblait avoir la vertu magique d’amener dans le champ de ma réalité ma chère Clara, j’ouvris instinctivement les yeux, lorsque je devinai une silhouette familière qui s’était assise à sa place accoutumée. Aussi, je ne sais comment je me lançais dans une vrille d’improvisations qui serait l’esquisse d’un volet supplémentaire de mes Préludes pour la Voie lactée. Sevré de musique, je me levai, en même temps que Clara, moulée au plus près de la pureté d’une robe blanche. Je la reçus dans mes bras ; dans un pli paradisiaque du temps ; qui aurait dû excéder les limites de l’existence humaine.

Avec son élégance accoutumée, Charles Heidsick vint nous inviter au bar, dont le mur du fond exposait une collection de rares bouteilles multicolores, qu’un éclairage subtil rendait semblables aux poissons exotiques des fonds marins. Il nous offrit des flutes de Champagne en nous regardant d’un air mutin.

Soudain, lorsque les flûtes fraîches pétillèrent entre nos doigts, avant même que leur saveur touche nos lèvres, l’éclaboussure bruyante d’une porte de verre sur la rue, des cris, des rugissements indistincts, des piétinements, résonnèrent au travers du couloir du restaurant. Une foule brutale, masquée de noir, dépenaillée, hurlant des « Allah Akhbar ! », des « Mort au capitalisme ! », nous repoussait vers notre cloître, tandis que d’instinct je lâchai ma flute qui s’éclata sur le sol de marbre pour protéger de mes bras et de tout mon corps ma chère Clara. Je sentis mon omoplate gauche lacérée d’un coup vif en fuyant avec elle. Du talon, je claquai la lourde porte de bois médiéval derrière nous.

      - Allons nous cacher dans l’un des placards, haletai-je…

Il y avait en effet, tout le long d’un mur, des boiseries, une rangée de placards, les uns étroits où j’avais rangé des partitions, les autres vastes, munis de bancs malcommodes pour des moines en prière. Nous y blottissant, je refermai derrière nous, profitant d’un loquet intérieur pour nous claquemurer l’un contre l’autre, sentant les bras de Clara trembler, ses pleurs la secouer, alors que je ne me sentais guère plus courageux, l’étreignant avec la douceur et la force dernière de l’angoisse…

Les bruits de pas frénétiques, de cavalcades, d’expectorations et de jurons gutturaux, les bris de verre, tournoyaient au-delà de notre cloison, faisant de notre piètre asile une caisse de résonnance. Des coups de feu claquèrent en déchirant l’acoustique ancestrale, puis un sauvage craquement avalancheux, des discordances de cordes et de bois, des ricanements extatiques de hyènes surexcitées. Enfin, l’éloignement des piétinements, de la course, coïncidait avec des sirènes de police hurlant non loin… Le silence, d’un coup assourdissant, était sépulcral.

Encore essoufflée, Clara tenta d’appeler Gérald sur son EPhone. Pas de réseau. Le mien se révéla tout aussi inefficace. Qu’étaient devenus notre chauffeur et sa stature puissante de garde du corps ? Alors que du coin de l’œil, il nous avait surveillé depuis l’autre extrémité du bar, avait-il été aussi surpris que nous, piégé, blessé…

J’avais oublié combien mon dos était douloureux, combien il me cuisait. J’hésitais longtemps avant d’entrouvrir un filet de lumière entre les panneaux de bois de notre providentiel placard. Quand j’entendis la voix de Gérald, inquiète :

      - Clara, Aymeric, où êtes-vous ?

Je repoussai les deux battants et vis apparaître notre majordome et garde du corps, rangeant un lourd pistolet d’acier sous sa veste, les traits crispés, soulagés enfin.

      - Vous pouvez sortir. Les assaillants ont abandonné la zone.

      - Êtes-vous blessée, Clara ?

      - Non, pas le moins du monde. Mais c’est vous qui êtes blessé, Aymeric ! En me protégeant… Le dos de votre chemise est fendu, le sang est sur ma main !

      - Montrez-moi cela jeune homme. Hum, cette estafilade, même si vous la sentez cuire, reste assez superficielle. Le chevalier sauve la damoiselle en détresse, félicitations ! Nous vous prodiguerons des soins à la maison. En attendant, puisque la voie semble libre, descendons d’urgence au garage.

Horreur ! le grand clavecin Ruckers était éventré, dégorgeant ses planches, ses becs et ses cordes, gisant éclaté, gigantesque frelon écartelé au milieu de ses débris éparpillés dans l’espace, comme une naine jaune explosée au centre d’une galaxie démontée…

Parmi les bris de verre sur le sol du bar, plusieurs corps recroquevillés, dispersés comme des quilles de bowling.

      - Pas de pitié en la demeure. Celui-là levait sa kalachnikov en ma direction, un pruneau dans le front ; cet autre précipitait son couteau, une perlouse dans les intestins et basta !

Encore reconnaissable, Charles Heidsick – du moins son corps – gisait allongé, une écharpe de sang autour du cou, ses pupilles ouvertes sur la certitude du néant.

      - Ne regardez pas, Clara, dis-je en masquant ses yeux de ma main…

      - Par l’escalier, dépêchons. Ce n’est pas le moment de s’attendrir. Descendons au garage. Et puisque l’électricité est coupée, aidez-moi si vous le pouvez à tourner la manivelle de droite, pendant que je m’occupe de l’autre. De façon à écarter manuellement le portail. Mais avant de l’ouvrir, prenez dans le coffre de la voiture chacun un gilet pare-balles. Et ces pistolets.

      - Mais je n’ai jamais usé d’un tel engin ! Je n’oserais pas…

      - Si, dehors, se profile la moindre menace, tirez dans le tas…

Une fois jetés dans la voiture, nous roulions sans encombre dans les avenues, seulement environnés de gyrophares et de sirènes de police, de véhicules stationnés aux  pare-brises explosés, de rangées de poubelles aux contenus dilapidés sur les trottoirs… Fort heureusement le domicile de Clara, toujours silencieuse dans mes bras, n’était guère loin, dans une rue épargnée.

      - Aymeric, vous êtes joliment fou ! Vous avez risqué votre vie pour moi. Avez-vous mal ?

      - Je n’ai pas réfléchi. Cela me cuit seulement un peu.

      - Hortense, je vous prie, Désinfectez cela…

      - N’ayez crainte Madame Meyerberg, Je sais user de mes talents d’infirmière. D’ici quelques jours il n’y paraîtra plus. À peine une éphémère cicatrice…

      - Les soins de Madame Hortense que je remercie sont là pour me remettre d’aplomb, n’est-ce pas. Et surtout la certitude que ma chère Clara est parfaitement indemne.

Les communications avaient été rétablies. Internet pétillait, bombardé d’informations plus qu’alarmantes. Un musée, celui d’Arts et Histoire du Judaïsme, d’autres grands hôtels, des magasins de luxe, avaient été également assaillis, pillés, des églises saccagées, brûlées, aussi bien dans la capitale que dans diverses métropoles et bourgs de province. Hors quelques-uns pris dans la nasse policière, les assaillants s’étaient dispersés, volatilisés, retrouvant leurs nids de frelons banlieusards – voire leurs demeures bourgeoises – où la police n’osait pénétrer, abandonnant parmi les trottoirs, des masques ensalivés, des capuches noires, des battes de base-ball, des gants de moto, jusqu'à des kalachnikovs aux chargeurs vides…

      - Mais pourquoi un tel déferlement de violence ? Pourquoi Charles Heidsick ?

      - Un homme si bon, je le pleure… Si innocent soit-il, ne commettait-il pas le péché capital d’être d’origine juive, et fortuné de surcroit…

      - Alors, l’innocence ne serait pas un gage de pardon ?

      - Nous sommes le sept octobre, ajouta Gérald. C’est un jour d’anniversaire. Celui de l’attentat génocidaire perpétré par le Hamas en Israël.

      - N’aviez-vous pas conscience du caractère prévisible de tels événements, Aymeric ?

      - Je ne vis que pour l’art. J’écarte de ma pensée tout ce qui pourrait lui nuire. Cela doit être mon côté autistique. Pardon…

      - Hélas, l’art et l’argent ne protègent pas de la violence fanatique.

      - Une tour d’ivoire est-elle possible ?

      - La situation est définitivement hors de contrôle, absolument insupportable. Hortense, préparez nos bagages. Gérald, organisez l’expédition du Steinway et des tableaux. Aymeric, pensez à ce que vous voulez emporter, instruments partitions et caetera. Nous partons impérativement demain matin pour Vevey.

      - Pourrons-nous là-bas conjurer le Mal ?

Thierry Guinhut

 

Parador- Palacio de Lerma, Burgos, Castilla y Léon.

Photographie : T. Guinhut.

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8 juin 2026 1 08 /06 /juin /2026 14:17

 

Parador de Lleida, Catalunya.

Photographie : T. Guinhut.

 

 

 

Thierry Guinhut

La Juriste et le claveciniste

Roman

 

I

Le Salon de musique

 

L’espace était démesuré. Comme l’intérieur d’un clocher de cathédrale, ou le patio d’un palais princier, ou encore le large cloître au souffle ascensionnel ; probablement Renaissance. Avec six étages d’arcades où fusaient des colonnes de pierre blonde. Bien plus haut, une géométrie complexe de poutres de bois clair laissait entrevoir une verrière solaire. Dans ce carré aux six larges arcades, je me sentais comme au centre – et cependant au plus bas – d’une Babel intérieure. Autour de mon instrument, seules les galeries claustrales étaient occupées par de discrètes conversations feutrées grâce à l’acoustique particulière, donc inaudibles, auprès de petites tables et de goûters que la pénombre masquait. Dans la vaste piscine sonore où j’œuvrais, une pléiade de fauteuils et de canapés aux couleurs pourpres étaient réservés aux seuls auditeurs de ma performance, quoiqu’ils fussent singulièrement parcimonieux, à vrai dire aux abonnés absents. Ainsi, au sein d’une acoustique onirique, seul mon clavecin pouvait résonner. Seule la musique de l’art, hors de tous les bruits du monde, de toutes les guerres, de tous les crimes et délinquances, seule la musique de l’art…

En cet insolite salon de concert, je bénéficiais sous mes doigts de la parfaite copie d’un Ruckers de 1624. Je préludai prudemment avec L’Art de toucher le clavecin de mon ami François Couperin.

La fantaisie d’un esthète, qui possédait une chaîne d’hôtels de luxe, et au moyen de l’accointance de l’un de mes professeurs du Conservatoire, me permettait d’être généreusement rémunéré pour quelques heures d’interprétation lors de chaque week-end. Ce qui portait providentiellement secours à mes finances périlleuses.

À quoi servais-je, sinon agiter vainement les ondes du vide, alors qu’aucun amateur de mes modeste talents ne venait montrer son intérêt ? Seul, de loin en loin, Monsieur Charles Heidsik glissait ses mocassins sur le tapis bleuté, semblant délecter son oreille, se contentant de me jeter un regard d’approbation. Voilà un homme dont le laconisme proverbial, voire glacial était racheté par son humble écoute. Qu’importe, je me plongeai dans les prodiges tour à tour scintillants et grave du fabuleux instrument qui m’était confié.

Dès lors que mes doigts étaient chauds et déliés, je tentai le premier livre du Clavier bien tempéré. Les cordes grondaient et scintillaient sous l’emprise des becs échevelés. La sonorité chaleureuse résonnait, se déroulait et s’élevait à l’exact équivalent de mon désir, en cet espace grandiose et cependant indulgent, comme s’il faisait chanter le temps de la pierre et de l’architecture. Qui, hors les photons de la voûte céleste au-delà de la verrière d’altitude, aurait le privilège d’entendre monter une telle gerbe de notes, dont mon doigté aimait à sculpter et caresser la transcendance ?

Mon extase et mon autarcie étaient telles que je n’avais ni vu ni entendu ma discrète auditrice. Monsieur Charles Heidsik apportait lui-même un plateau, une théière couleur jade, une tasse d’égale nuance, quelques douceurs indiscernables. Insigne distinction sans doute à l’égard de la dame. N’ayant pas le moins du monde besoin de consulter mes partitions, je pouvais à la dérobée, sachant que je siégeais dans une ombre relative, l’observer, néanmoins avec la prudence requise. Entièrement vêtue de noir, des escarpins au chapeau démesuré, en passant par la robe longue, ainsi qu’il serait de mise d’arborer en soirée. Curieusement, le chapeau palpitait à peine, comme l’aile d’un papillon de nuit au repos qui la dissimulait presqu’entièrement. Je ne distinguai le prune violacé de ses lèvres qu’à l’occasion d’une gorgée de thé, ce à la faveur de la tasse délicatement manipulée par une main effilée. Elle avait visiblement entre seize et quatre-vingts quatre ans me dis-je, riant intérieurement de mon incompétente perspicacité. Telle qu’elle restait immobile, sculpturale comme un Tanagra, je ne pouvais déduire si elle appréciait ou dépréciait mon interprétation. Peut-être n’était-elle qu’à l’écart du monde, ou se laissait-t-elle sombrer dans le nirvana de la disparition intérieure…

Mes maîtres spirituels étaient Johann-Sébastian Bach et Philip Glass. Etant bien entendu que j’aspirais à devenir mon seul et unique maître, si présomptueux que cela puisse paraître. Et puisqu’ici j’avais toute liberté programmatique, je résolus de jouer enfin mes propres Préludes pour la Voie lactée. Planants, cosmiques, mystérieux, à peine une fluctuation tonale, qui avaient suscité l’étonnement, l’agacement, la réprobation de mes collègues et maîtres ; hors la complicité surprise du peu disert David Androven qui m’avait permis d’ici officier. La dame en noir allait-elle fuir ?

Pas le moins du monde. Peut-être n’était-ce pour elle qu’un bruit de fond solipsiste. Probablement ses pensées, ou le vidage en complétion de son esprit, était loin de porter attention à mes peccadilles. Etait-elle veuve ? Avait-elle perdu un enfant, une sœur, une amie ? Autrement dit, était-elle une allégorie de la Mort ? Il est vrai que s’habiller en noir n’avait plus guère le sens funeste et cérémoniel qui lui était attribué jadis. Cette couleur était de longtemps un gage d’élégance. Et mon auditrice – si son tympan ouvrait sa sensibilité à mon audacieux opus aux bavardes vingt-quatre minutes – ne paraissait en rien devoir modifier son impavide attitude.

Dans le silence des résonances, je contemplais l’ivoire et l’ébène du double clavier, les caressant sans imprimer le moindre mouvement aux touches, comme si j’attendais intensément l’inspiration de mon opus deux. Soudain, une agile main aux ongles prune glissa, entre les miennes encore alanguies sur le clavier, une carte, alors que dans un frôlement de tissu noir la dame s’évanouissait en direction de l’esplanade intérieure de l’hôtel, dont les suites, que je ne rêvais même pas de visiter, étaient, dit-on d’un luxe inouï.

« Carla Meyerberg. Juriste ». Le laconisme de la formulation laissait paradoxalement entendre le rare prestige de cette intelligence ; à moins que j’aime à fantasmer. Rien d’autre qu’une adresse courriel à laquelle je n’oserais recourir. Et sur l’envers, un seul mot qu’une plume or avait sans doute calligraphié : « Merci ».

Je quittai mon salon de concert, un rien abasourdi, pour rejoindre chez mes parents encore, où mon vieux était veuf, mon grenier encombré d’instruments d’occasion, piano droit, basson, violoncelle, xylophone et clavecin aux peintures écaillées, quoique les sonorités aient pu bénéficier d’une soigneuse restauration. 

Parador de Lleida, Catalunya.

Photographie : T. Guinhut.

 

II

L’Invitation

 

Le samedi après-midi suivant, sous la hauteur de souffle de l’espace, je retrouvai mon clavecin préféré, dont les claviers attendaient avec impatience la pulpe de mes émotions digitales. Mon auditrice était déjà là. Même robe noire, à moins que de distinguer un rien de plus souple ; même chapeau, quoiqu’un mince ruban rouge l’ornait, que je n’avais pas remarqué la semaine précédente ; à moins qu’il soit avec intention nouveau… Toujours cependant, l’aile souple de ce satané chapeau planait en dissimulant la plus grande partie du visage indéchiffrable, hors ses lèvres, cerise cette fois.

Intentionnellement, Les Barricades mystérieuses de François Couperin furent mon introduction. Après un silence étudié, ce furent un florilège des pièces plus austères et méditatives de Jan Pieterszoon Sweelinck. Je perdais, en interprétant scrupuleusement ces pensées contrapuntiques, la notion du temps, qu’il soit des horloges ou bien des planètes, et même celle de la présence de mon obscure auditrice. Néanmoins, pouvait-on imaginer de concevoir une musique sans auditeur ? De façon à poursuivre avec une œuvre plus chaleureuse, plus brillante, mes préférées parmi les Variations Godlberg furent offertes. Je ne résistai pas enfin à réitérer mes propres Préludes pour la Voie lactée… Comme ivre, les mains suspendues, je laissais de minces échos scintiller en s’évaporant parmi les arcades.

Une silhouette était suspendue au côté de mon instrument. C’était Monsieur Charles Heidsik :

- Si vous voulez bien vous rendre à la table de Madame votre admiratrice. Vous y êtes attendu.

- Asseyez-vous, jeune homme. Vous vous appelez Aymeric Châteaurenaud, vous avez vingt-quatre ans, diplômé du Conservatoire, professeur assistant et concertiste méconnu. Vous vivez chez votre père, êtes célibataire, sans autre liaison connue qu’une éphémère donzelle qui vous a lâché pour épouser un boursicoteur un brin fameux. Vous êtes une personnalité en devenir.

Interloqué, je ne sus d’abord que répondre.

- Vous avez mené tant d’investigations, Madame. Pourquoi ?

- J’aime savoir à qui j’ai affaire.

- En échange, si je puis me permettre, je ne sais rien de vous, sauf, grâce à votre carte, vos nom et prénom. Et votre mystère.

Lentement, elle déplia le rebord de son chapeau, puis le jeta sur le canapé adjacent :

          - Madame a dix ans de plus que vous. Consultante en finances internationales, optimisation fiscale et fonds d’investissement. Veuve et heureuse de l’être. Ni enfants ni amant. La musique – donc la vôtre – en tiennent lieu.

          - Vous me voyez aussi abasourdi que désemparé. Néanmoins enchanté.

Son visage était surprenant. Aux traits réguliers s’ajoutait une hauteur plastique dont la noblesse me laissait stupéfait ; sans compter l’aura des chefs-d’œuvre de l’humaine nature. Plus encore, si possible, je fus frappé par l’hétérochromie de son regard : un œil azur, l’autre jade. 

          - Jouez-vous d’un instrument ? Et lequel ?

          - Pas le moins du monde. Hors le Steinway de mon grand-père que je ne sais que tapoter, je suis plus exactement une mélomane, et fort habituée des concerts et des opéras.

          - Comment en êtes-vous venue à m’écouter ?

          -Il est vrai que jusque-là j’ignorais tout du clavecin. Que je rangeais au rayon des désuétudes. Rien qui vaille pour moi la beauté du piano romantique et du bel canto. C’est Charles Heidsick, par ailleurs l’un de mes clients, qui m’a auprès de vous convié. Et, en effet, à ma grande surprise, me voilà impressionnée par l’instrument, votre jeu, les émotions que je ne pensais pas voir déployer un clavecin. J’ai reconnu Bach à plusieurs reprises ; mais les autres ?

          - Couperin et Sweelinck.

          - Et le plus étrange, que chaque fois vous avez joué à la fin ?

          - Euh… J’avoue que je me suis laissé emporter. C’est un peu présomptueux. Il s’agit de ma propre composition, que j’ai intitulée Préludes pour la Voie lactée.

          - Je n’imaginais qu’une telle musique soit possible. Vous m’avez emmenée loin du monde. Je ne crois en aucune métaphysique, mais en cet art métaphysique, il y a une évidence.

          - Vous être trop indulgente.

          - Jouez-vous et composez-vous pour d’autres instruments ? Avez-vous des projets, insolites, ambitieux ?

          - Je ne sais pas si cela sera convaincant, mais il peut m’arriver d’interpréter au piano la Wandererfantasie de Schubert, la Sonate au clair de lune de Beethoven ou le Jardin sous la pluie de Debussy. Quant au violoncelle, je peux, maladroitement, lui asséner quelques Suites de Bach ou de Britten. C’est tout. J’aimerai composer un dialogue violoncelle et piano, mais cela reste pour l’instant velléitaire. J’ai encore des mondes à explorer pour le clavecin ; cela au moins est certain. Et si j’étais fou, ce serait un opéra, sur un sujet emprunté à la tragédie grecque…

          - C’est une belle folie. Mais n’êtes-vous pas totalement hors monde ? Je veux dire : le monde contemporain qui nous entoure… Par exemple, je suppose que, comme moi vous être entré ici par les avenues nobles des Grands Magasins, encore préservés. En revanche ne vous avisez de vous faufiler par le sud, plus exactement le quartier juif, qui n’a plus rien de juif d’ailleurs, infesté de junkies, de narcotrafiquants, de populations exogènes, coraniques et consanguines, pour rester dans l’euphémisme.

          - Je ne veux pas avoir conscience de tout cela. Seul mon art doit compter. Et ceux pour qui la beauté compte effrontément.

          - Sans doute avez-vous raison. Mais le crime n’est pas un des beaux-arts.

À cet instant, le digne et grisonnant Charles Heidsik, toujours élégant en son costume trois pièces, sa cravate bouffante, sa pochette de soie et ses Weston, tout l’ensemble aussi mordoré que les montures d’écaille de ses lunettes, apparut :

           - Votre table vous attend. Suivez-moi, je vous prie.

          - Aymeric, vous êtes mon invité. Vous n’avez pas même un instant pour protester

          - Cet ancien monastère, abandonné, désacralisé, restauré, a conservé pour nous son église, qui est aujourd’hui notre restaurant.

En effet, au-dessus des tables espacées comme des îles, des archipels, le transept élevait ses colonnes, le chœur sa coupole, le tout enduit de blanc pur. Les vitraux ne figuraient que des variations géométriques, lumineuses. D’autorité, notre hôte nous installa droit sous la couple, sous son oculus à la clarté également dépourvue de la moindre divinité providentielle.

          - Cher Aymeric, vous habillez-vous toujours avec ces chandails mous, informes et gris escargot ? Votre charme mérite mieux que cela. Nous veillerons à y remédier.

          - Et cette chère Clara serait toujours en noir ?

          - Rassurez-vous, je vous réserve bientôt d’autres nuances… En attendant, que diriez-vous d’une suite de fruits de mer ? Vous n’y êtes pas allergique, au moins ?

          - Non au contraire, j’en suis friand.

          - Nous n’avons pas que le goût musical en commun. Huitres en gelée, pain de langoustines, feuilleté de homard et sa crème à l’aneth…

          - Avec plaisir. Cependant, lorsque je vous rendrai votre invitation, je serai contraint de vous proposer de plus modestes menus.

          - Je saurai les accepter. Peut-être, en dégustant la chair de nos crustacés, consentirez-vous à me raconter votre aventure malheureuse avec votre ex et fausse petite amie…

          - Si vous pensez que cela n’est pas dépourvu d’intérêt…

 

Parador de Lleida, Catalunya.

Photographie : T. Guinhut.

 

III

Confessions réciproques

 

          - Elle s’est assise à côté de moi dans le Parc des Hirondelles. « Vous êtes joli garçon », me dit-elle. Le compliment me laissa muet, alors que la finesse aquiline de son nez, l’arc de ses lèvres, sa chevelure rousse bondissante et sa chute de rein joliment pulpeuse éveillaient en moi une pulsion hormonale inconnue. Arguant de la fermeture imminente du Parc, elle m’entraîna par la main au travers de rues que je ne compris pas tant je me sentais grisé par le pépiement de sa voix et la fragrance de sa gorge qu’un chemisier entr’ouvert laissait deviner. Nous étions d’un coup propulsés dans un étrange bar de nuit, meublé de métal et de cuir, éclairé de néons multicolores papillotant où une faune interlope s’agitait de manière stroboscopique. En cet antre, l’Amandine qui me  tourneboulait la tête, me fit boire un cocktail qui m’étourdit à la fois le cerveau et le porte-monnaie. Elle ne manquait pas de se frotter lascivement contre mon flanc, mais sans se laisser embrasser. Chaque jour, nous avions rendez-vous dans notre parc pour retourner à la nuit tombée exécuter notre show bien réglé dans le bar aux néons abrutissants. Je n’appris pas grand-chose sur elle, qui, prétendait-elle, travaillait dans le design, la mode, les fanfreluches, sans vouloir préciser si elle les créait, ou si elle ne faisait que les vendre dans une quelconque boutique. Si je ne voyais rien d’autre qu’elle, accroché comme un pendu par le grain de beauté qui ornait une aile de son nez, étouffé par le vent de sa chevelure sans cesse agitée, et mesmérisé par ses pupilles vertes comme des grenouilles, j’étais vu, observé, jaugé, à mon corps défendant. Car au bout de quelques soirées, lorsque le parc parut soudain désert, je rejoignis seul, inquiet, dévasté, le « Bar des Paillettes », selon son nom. Elle y était ; au bras d’un bellâtre encostumé qui me dédaignait d’un œil aussi froid que les glaçons de ses cocktails. Lorsque je voulus, idiot, grand idiot, triple idiot, plaider ma causer, la donzelle Amandine, si décorative, si pleine de pépiements aguicheurs, me tira par la manche dans un coin : « Regarde, petit Aymeric impécunieux, à mon doigt ce diamant. Je te remercie pour ton rôle de composition, tu as su rendre jaloux celui qui ne prétendait pas s’engager. Le gros poisson est pris. Face au Senior financier de Brelin & Consorts, qui m’offre une vie de luxe, le petit tapoteur de clavier ne fit pas le poids : aucune chance. Ainsi le menu fretin s’incline. Adieu ». Que pouvais-je rétorquer ? Je ne revins ni au Parc des Hirondelles, ni au Bar des Paillettes. J’avais été floué comme un bleu. Je n’avais pas connu le partage sentimental ; et je restai puceau comme un étourneau tombé du nid. Oh pardon, c’est sans intérêt, je vous ennuie…

          - Jeune homme, si cette Amandine s’est joué de vous, elle n’a pas commis le moindre délit. Aucun recours légal ; même si quelques cocktails hors de prix ont rincé vos économies. Pas le moindre recours légal n’est envisageable. Mais n’y avez-vous pas gagné quelque expérience ?

          - En effet. Et cela se replie dans le portefeuille des souvenirs, comme un assignat démodé. Cependant, Clara, si je peux me permettre d’user de votre prénom, vous me devez bien votre histoire-miroir, n’est-ce pas ?

          - J’ai été mariée à l’âge qui est le vôtre. N’ayant pas la force de résister à la pression ambiante. Un mariage arrangé par nos ancêtres, de façon à consolider et associer comme tenon et mortaise deux patrimoines financiers et immobiliers. De plus j’étais moi aussi fort décorative au bras de Monsieur, disait-on lors de quelques soirées mondaines obligées. Hors cela, aucun point commun. Monsieur, dont le menton lourd était sans répit noir d’une barbe de trois jours, ne considérait que la gestion des portefeuilles d’actions d’autrui – moyennant un solide pourcentage – et surtout le sien. Sinon, il passait ses soirées dans les bars à cocktails – lui aussi – ne rentrait que pour dormir. Nous avons toujours fait chambre à part. Il me trouvait « froide » et préférait quelques chaudes maîtresses d’occasion. Voilà qui me laissait en effet froide, tant qu’il restait lointain, ne risquant en rien d’interférer dans mes affaires, mes loisirs, risquant encore moins, de fait, de m’offrir quelque saloperie vénérienne. Il est mort brusquement, il y a un an, dans un de ces bars à liqueurs et autre substances, d’une surdose de cocaïne et de fentanyl. Je n’eus que le désagrément de devoir reconnaître son cadavre à l’Institut médico-légal. La comédie cérémonielle de la messe funèbre, de l’enterrement et des condoléances que l’on croyait devoir m’adresser, eut le mérite d’être brièvement expédiée en à peine trois jours. Et me voilà libre !

          - Encore une fois il n’y a pas d’histoires d’amour, que des histoires d’argent.

          - Qui sait ? Eh bien, Aymeric, nous nous revoyons samedi prochain, n’est-ce pas ?

J’eus la surprise de voir son index s’imprimer du baiser de ses lèvres pour se poser un instant sur ma joue gauche, alors qu’elle s’éclipsait… Sa chevelure brune et lisse, coulant jusqu’au niveau de ses genoux, s’était imprimée durablement sous mes paupières.

(...)

Thierry Guinhut

Une vie d'écriture et de photographie

 

Parador de Lleida, Catalunya.

Photographie : T. Guinhut.

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Danielewski

La Maison des feuilles, labyrinthe psychique

 

 

 

 

 

 

Dante

Traduire et vivre La Divine comédie

Enfer et Purgatoire de la traduction idéale

De la Vita nuova à la sagesse du Banquet

Manguel : la curiosité dantesque

 

 

 

 

 

 

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Le Peintre dévorant la femme

 

 

 

 

 

 

 

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Faut-il pardonner Derrida ?

Bestiaire de Derrida et Musicanimale

Déconstruire Derrida et les arts du visible

 

 

 

 

 

 

Descola

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Dick

Philip K. Dick : Nouvelles et science-fiction

Hitlérienne uchronie par Philip K. Dick

 

 

 

 

 

 

 

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Devrais-je être amoureux d’Emily Dickinson ?

Emily Dickinson de Diane de Selliers à Charyn

 

 

 

 

 

 

 

Dillard

Eloge de la nature : Une enfance américaine, Pèlerinage à Tinker Creek

 

 

 

 

 

 

 

Diogène

Chien cynique et animaux philosophiques

 

 

 

 

 

 

 

Dostoïevski

Dostoïevski par le biographe Joseph Frank

 

 

 

 

 

 

Eco

Umberto Eco, surhomme des bibliothèques

Construire l’ennemi et autres embryons

Numéro zéro, pamphlet des médias

Société liquide et questions morales

Baudolino ou les merveilles du Moyen Âge

Eco, Darnton : Du livre à Google Books

 

 

 

 

 

 

 

Ecologie, Ecologismes

Greenbomber, écoterroriste

Archéologie de l’écologie politique

Monstrum oecologicum, éolien et nucléaire

Ravages de l'obscurantisme vert

Wohlleben, Stone : La Vie secrète des arbres, peuvent-il plaider ?

Naomi Klein : anticapitalisme et climat

Biophilia : Wilson, Bartram, Sjöberg

John Muir, Nam Shepherd, Bernd Heinrich

Emerson : Travaux ; Lane : Vie dans les bois

Révolutions vertes et libérales : Manier

Kervasdoué : Ils ont perdu la raison

Powers écoromancier de L'Arbre-monde

Ernest Callenbach : Ecotopia

 

 

 

 

 

 

Editeurs

Eloge de L'Atelier contemporain

Diane de Selliers : Dit du Genji, Shakespeare

Monsieur Toussaint Louverture

Mnémos ou la mémoire du futur

 

 

 

 

 

 

Education

Pour une éducation libérale

Allan Bloom : Déclin de la culture générale

Déséducation et rééducation idéologique

Haine de la littérature et de la culture

De l'avenir des Anciens

 

 

 

 

 

 

Eluard

« Courage », l'engagement en question

 

 

 

 

 

 

 

Emerson

Les Travaux et les jours de l'écologisme

 

 

 

 

 

 

 

Enfers

L'Enfer, mythologie des lieux

Enfers d'Asie, Pu Songling, Hearn

 

 

 

 

 

 

 

Erasme

Adages et Colloques

Eloge de vos folies contemporaines

 

 

 

 

 

 

 

Esclavage

Esclavage en Moyen âge, Islam, Amériques

 

 

 

 

 

 

Espagne

Histoire romanesque du franquisme

Benito Pérez Galdos, romancier espagnol

 

 

 

 

 

 

Etat

Serions-nous plus libres sans l'Etat ?

Constructivisme versus démocratie libérale

Amendements libéraux à la Constitution

Couleurs des monstres politiques

Française tyrannie, actualité de Tocqueville

Socialisme et connaissance inutile

Patriotisme et patriotisme économique

La pandémie des postures idéologiques

Agonie scientifique et sophisme français

Impéritie de l'Etat, atteinte aux libertés

Retraite communiste ou raisonnée

 

 

 

 

 

 

Etats-Unis romans

Dérives post-américaines

Rana Dasgupta : Solo, destin américain

Bret Easton Ellis : Eclats, American psycho

Eugenides : Middlesex, Roman du mariage

Bernardine Evaristo : Fille, femme, autre

La Muse de Jonathan Galassi

Gardner : La Symphonie des spectres

Lauren Groff : Les Furies

Hallberg, Franzen : City on fire, Freedom

Jonathan Lethem : Chronic-city

Luiselli : Les Dents, Archives des enfants

Rick Moody : Démonologies

De la Pava, Marissa Pessl : les agents du mal

Penn Warren : Grande forêt, Hommes du roi

Shteyngart : Super triste histoire d'amour

Tartt : Chardonneret, Maître des illusions

Wright, Ellison, Baldwin, Scott-Heron

 

 

 

 

 

 

 

Europe

Du mythe européen aux Lettres européennes

 

 

 

 

 

 

Fables politiques

Le bouffon interdit, L'animal mariage, 2025 l'animale utopie, L'ânesse et la sangsue

Les chats menacés par la religion des rats, L'Etat-providence à l'assaut des lions, De l'alternance en Démocratie animale, Des porcs et de la dette

 

 

 

 

 

 

 

Fabre

Jean-Henri Fabre, prince de l'entomologie

 

 

 

 

 

 

 

Facebook

Facebook, IPhone : tyrannie ou libertés ?

 

 

 

 

 

 

Fallada

Seul dans Berlin : résistance antinazie

 

 

 

 

 

 

Fantastique

Dracula et autres vampires

Lectures du mythe de Frankenstein

Montgomery Bird : Sheppard Lee

Karlsson : La Pièce ; Jääskeläinen : Lumikko

Michal Ajvaz : de l'Autre île à l'Autre ville

Morselli Dissipatio, Longo L'Homme vertical

Présences & absences fantastiques : Karlsson, Pépin, Trias de Bes, Epsmark, Beydoun

 

 

 

 

 

 

Fascisme

Histoire du fascisme et de Mussolini

De Mein Kampf à la chambre à gaz

Haushofer : Sonnets de Moabit

 

 

 

 

 

 

 

Femmes

Lettre à une jeune femme politique

Humanisme et civilisation devant le viol

Harcèlement et séduction

Les Amazones par Mayor et Testart

Christine de Pizan, féministe du Moyen Âge

Naomi Alderman : Le Pouvoir

Histoire des féminités littéraires

Rachilde et la revanche des autrices

La révolution du féminin

Jalons du féminisme : Bonnet, Fraisse, Gay

Camille Froidevaux-Metterie : Seins

Herland, Egalie : républiques des femmes

Bernardine Evaristo, Imbolo Mbue

 

 

 

 

 

 

Ferré

Providence du lecteur, Karnaval capitaliste ?

 

 

 

 

 

 

Ferry

Mythologie et philosophie

Transhumanisme, intelligence artificielle, robotique

De l’Amour ; philosophie pour le XXI° siècle

 

 

 

 

 

 

 

Finkielkraut

L'Après littérature

L’identité malheureuse

 

 

 

 

 

 

Flanagan

Livre de Gould et Histoire de la Tasmanie

 

 

 

 

 

 

 

Foster Wallace

L'Infinie comédie : esbroufe ou génie ?

 

 

 

 

 

 

 

Foucault

Pouvoirs et libertés de Foucault en Pléiade

Maîtres de vérité, Question anthropologique

Herculine Barbin : hermaphrodite et genre

Les Aveux de la chair

Destin des prisons et angélisme pénal

 

 

 

 

 

 

 

Fragoso

Le Tigre de la pédophilie

 

 

 

 

 

 

 

France

Identité française et immigration

Eloge, blâme : Histoire mondiale de la France

Identité, assimilation : Finkielkraut, Tribalat

Antilibéralisme : Darien, Macron, Gauchet

La France de Sloterdijk et Tardif-Perroux

 

 

 

 

 

 

France Littérature contemporaine

Blas de Roblès de Nemo à l'ethnologie

Briet : Fixer le ciel au mur

Haddad : Le Peintre d’éventail

Haddad : Nouvelles du jour et de la nuit

Jourde : Festins Secrets

Littell : Les Bienveillantes

Louis-Combet : Bethsabée, Rembrandt

Nadaud : Des montagnes et des dieux

Le roman des cinéastes. Ohl : Redrum

Eric Poindron : Bal de fantômes

Reinhardt : Le Système Victoria

Sollers : Vie divine et Guerre du goût

Villemain : Ils marchent le regard fier

 

 

 

 

 

 

Fuentes

La Volonté et la fortune

Crescendo du temps et amour faustien : Anniversaire, L'Instinct d'Inez

Diane chasseresse et Bonheur des familles

Le Siège de l’aigle politique

 

 

 

 

 

 

 

Fumaroli

De la République des lettres et de Peiresc

 

 

 

 

 

 

Gaddis

William Gaddis, un géant sibyllin

 

 

 

 

 

 

Gamboa

Maison politique, un roman baroque

 

 

 

 

 

 

Garouste

Don Quichotte, Vraiment peindre

 

 

 

 

 

 

 

Gass

Au bout du tunnel : Sonate cartésienne

 

 

 

 

 

 

 

Gavelis

Vilnius poker, conscience balte

 

 

 

 

 

 

Genèse

Adam et Eve, mythe et historicité

La Genèse illustrée par l'abstraction

 

 

 

 

 

 

 

Gilgamesh
L'épopée originelle et sa photographie


 

 

 

 

 

 

Gibson

Neuromancien, Identification des schémas

 

 

 

 

 

 

Girard

René Girard, Conversion de l'art, violence

 

 

 

 

 

 

 

Goethe

Chemins de Goethe avec Pietro Citati

Goethe et la France, Fondation Bodmer

Thomas Bernhard : Goethe se mheurt

Arno Schmidt : Goethe et un admirateur

 

 

 

 

 

 

 

Gothiques

Frankenstein et autres romans gothiques

 

 

 

 

 

 

Golovkina

Les Vaincus de la terreur communiste

 

 

 

 

 

 

 

Goytisolo

Un dissident espagnol

 

 

 

 

 

 

Gracian

L’homme de cour, Traités politiques

 

 

 

 

 

 

 

Gracq

Les Terres du couchant, conte philosophique

 

 

 

 

 

 

Grandes

Le franquisme du Cœur glacé

 

 

 

 

 

 

 

Greenblatt

Shakespeare : Will le magnifique

Le Pogge et Lucrèce au Quattrocento

Adam et Eve, mythe et historicité

 

 

 

 

 

 

 

Guerre et violence

John Keegan : Histoire de la guerre

Storia della guerra di John Keegan

Guerre et paix à la Fondation Martin Bodmer

Violence, biblique, romaine et Terreur

Violence et vices politiques

Battle royale, cruelle téléréalité

Honni soit qui Syrie pense

Emeutes et violences urbaines

Mortel fait divers et paravent idéologique

Violences policières et antipolicières

Stefan Brijs : Courrier des tranchées

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Une vie d'écriture et de photographie

 

 

 

 

 

 

Guinhut Muses Academy

Muses Academy, roman : synopsis, Prologue

I L'ouverture des portes

II Récit de l'Architecte : Uranos ou l'Orgueil

Première soirée : dialogue et jury des Muses

V Récit de la danseuse Terpsichore

IX Récit du cinéaste : L’ecpyrose de l’Envie

XI Récit de la Musicienne : La Gourmandise

XIII Récit d'Erato : la peintresse assassine

XVII Polymnie ou la tyrannie politique

XIX Calliope jeuvidéaste : Civilisation et Barbarie

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Philosophie politique

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Faillite et universalité de la beauté, de l'Antiquité à notre contemporain, essai

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Au Coeur des Pyrénées

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Pyrénées entre Aneto et Canigou

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Haut-Languedoc

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Montagne Noire : Journal de marche

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut Triptyques

Le carnet des Triptyques géographiques

 

 

 

 

 

 

Guinhut Le Recours aux Monts du Cantal

Traversées. Le recours à la montagne

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Le Marais poitevin

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut La République des rêves

La République des rêves, roman

I Une route des vins de Blaye au Médoc

II La Conscience de Bordeaux

II Le Faust de Bordeaux

III Bironpolis. Incipit

III Bironpolis. Les nuages de Titien 

IV Eros à Sauvages : Les belles inconnues

IV Eros : Mélissa et les sciences politiques

VII Le Testament de Job

VIII De natura rerum. Incipit

VIII De natura rerum. Euro Urba

VIII De natura rerum. Montée vers l’Empyrée

VIII De natura rerum excipit

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut Les Métamorphoses de Vivant

I Synopsis, sommaire et prologue

II Arielle Hawks prêtresse des médias

III La Princesse de Monthluc-Parme

IV Francastel, frontnationaliste

V Greenbomber, écoterroriste

VI Lou-Hyde Motion, Jésus-Bouddha-Star

VII Démona Virago, cruella du-postféminisme

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut Voyages en archipel

I De par Marie à Bologne descendu

IX De New-York à Pacifica

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut Sonnets

À une jeune Aphrodite de marbre

Sonnets de l'Art poétique

Sonnets autobiographiques

Des peintres : Crivelli, Titien, Rothko, Tàpies, Twombly

Trois requiem : Selma, Mandelstam, Malala

 

 

 

 

 

 

Guinhut Trois vies dans la vie d'Heinz M

I Une année sabbatique

II Hölderlin à Tübingen

III Elégies à Liesel

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut Le Passage des sierras

Un Etat libre en Pyrénées

Le Passage du Haut-Aragon

Vihuet, une disparition

 

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Ré, une île en paradis

 

 

 

 

 

 

Guinhut

Photographie

 

 

 

 

 

 

Guinhut La Bibliothèque du meurtrier

Synospsis, sommaire et Prologue

I L'Artiste en-maigreur

II Enquête et pièges au labyrinthe

III L'Ecrivain voleur de vies

IV La Salle Maladeta

V Les Neiges du philosophe

VI Le Club des tee-shirts politiques

VIII Morphéor intelligence quantique amoureuse

XIII Le Clone du Couloirdelavie.com

XVIII Bibliothèque Hespérus et Petite porcelaine bleue

 

 

 

 

 

 

Haddad

La Sirène d'Isé

Le Peintre d’éventail, Les Haïkus

Corps désirable, Nouvelles de jour et nuit

 

 

 

 

 

 

 

Haine

Du procès contre la haine

 

 

 

 

 

 

 

Hamsun

Faim romantique et passion nazie

 

 

 

 

 

 

 

Haushofer

Albrecht Haushofer : Sonnets de Moabit

Marlen Haushofer : Mur invisible, Mansarde

 

 

 

 

 

 

 

Hayek

De l’humiliation électorale

Serions-nous plus libres sans l'Etat ?

Tempérament et rationalisme politique

Front Socialiste National et antilibéralisme

 

 

 

 

 

 

 

Histoire

Histoire du monde en trois tours de Babel

Eloge, blâme : Histoire mondiale de la France

Statues de l'Histoire et mémoire

De Mein Kampf à la chambre à gaz

Rome du libéralisme au socialisme

Destruction des Indes : Las Casas, Verne

Jean Claude Bologne historien de l'amour

Jean Claude Bologne : Histoire du scandale

Histoire du vin et culture alimentaire

Corbin, Vigarello : Histoire du corps

Berlin, du nazisme au communisme

De Mahomet au Coran, de la traite arabo-musulmane au mythe al-Andalus

L'Islam parmi le destin français

 

 

 

 

 

 

 

Hobbes

Emeutes urbaines : entre naïveté et guerre

Serions-nous plus libres sans l'Etat ?

 

 

 

 

 

 

 

Hoffmann

Le fantastique d'Hoffmann à Ewers

 

 

 

 

 

 

 

Hölderlin

Trois vies d'Heinz M. II Hölderlin à Tübingen

 

 

 

 

 

 

Homère

Dan Simmons : Ilium science-fictionnel

 

 

 

 

 

 

 

Homosexualité

Pasolini : Sonnets du manque amoureux

Libertés libérales : Homosexualité, drogues, prostitution, immigration

Garcia Lorca : homosexualité et création

 

 

 

 

 

 

Houellebecq

Extension du domaine de la soumission

 

 

 

 

 

 

 

Humanisme

Erasme : Ages & Colloques

Manuzio, Budé, Byzantinistes & Coménius

Etat et utopie de Thomas More

Le Pogge : Facéties et satires morales

Le Pogge et Lucrèce au Quattrocento

De la République des Lettres et de Peiresc

Eloge de Pétrarque humaniste et poète

Pic de la Mirandole : 900 conclusions

 

 

 

 

 

 

 

Hustvedt

Vivre, penser, regarder. Eté sans les hommes

Le Monde flamboyant d’une femme-artiste

 

 

 

 

 

 

 

Huxley

Du meilleur des mondes aux Temps futurs

 

 

 

 

 

 

 

Ilis 

Croisade des enfants, Vies parallèles, Livre des nombres

 

 

 

 

 

 

 

Impôt

Vers le paradis fiscal français ?

Sloterdijk : fiscocratie, repenser l’impôt

La dette grecque,  tonneau des Danaïdes

 

 

 

 

 

 

Inde

Coffret Inde, Bhagavad-gita, Nagarjuna

Les hijras d'Arundhati Roy et Anosh Irani

 

 

 

 

 

 

Inégalités

L'argument spécieux des inégalités : Rousseau, Marx, Piketty, Jouvenel, Hayek

 

 

 

 

 

 

Islam

Lettre à une jeune femme politique

Du fanatisme morbide islamiste

Dictatures arabes et ottomanes

Islam et Russie : choisir ses ennemis

Humanisme et civilisation devant le viol

Arbre du terrorisme, forêt d'Islam : dénis

Arbre du terrorisme, forêt d'Islam : défis

Sommes-nous islamophobes ?

Islamologie I Mahomet, Coran, al-Andalus

Islamologie II arabe et Islam en France

Claude Lévi-Strauss juge de l’Islam

Pourquoi nous ne sommes pas religieux

Vérité d’islam et vérités libérales

Identité, assimilation : Finkielkraut, Tribalat

Averroès et al-Ghazali

 

 

 

 

 

 

 

Israël

Une épine démocratique parmi l’Islam

Résistance biblique Appelfeld Les Partisans

Amos Oz : un Judas anti-fanatique

 

 

 

 

 

 

 

Jaccottet

Philippe Jaccottet : Madrigaux & Clarté

 

 

 

 

 

 

James

Voyages et nouvelles d'Henry James

 

 

 

 

 

 

 

Jankélévitch

Jankélévitch, conscience et pardon

L'enchantement musical


 

 

 

 

 

 

Japon

Bashô : L’intégrale des haïkus

Kamo no Chômei, cabane de moine et éveil

Kawabata : Pissenlits et Mont Fuji

Kiyoko Murata, Julie Otsuka : Fille de joie

Battle royale : téléréalité politique

Haruki Murakami : Le Commandeur, Kafka

Murakami Ryû : 1969, Les Bébés

Mieko Kawakami : Nuits, amants, Seins, œufs

Ôé Kenzaburô : Adieu mon livre !

Ogawa Yoko : Cristallisation secrète

Ogawa Yoko : Le Petit joueur d’échecs

À l'ombre de Tanizaki

101 poèmes du Japon d'aujourd'hui

Rires du Japon et bestiaire de Kyosai

 

 

 

 

 

 

Jünger

Carnets de guerre, tempêtes du siècle

 

 

 

 

 

 

 

Kafka

Justice au Procès : Kafka et Welles

L'intégrale des Journaux, Récits et Romans

 

 

 

 

 

 

Kant

Grandeurs et descendances des Lumières

Qu’est-ce que l’obscurantisme socialiste ?

 

 

 

 

 

 

 

Karinthy

Farémido, Epépé, ou les pays du langage

 

 

 

 

 

 

Kawabata

Pissenlits, Premières neiges sur le Mont Fuji

 

 

 

 

 

 

Kehlmann

Tyll Ulespiegle, Les Arpenteurs du monde

 

 

 

 

 

 

Kertész

Kertész : Sauvegarde contre l'antisémitisme

 

 

 

 

 

 

 

Kjaerstad

Le Séducteur, Le Conquérant, Aléa

 

 

 

 

 

 

Knausgaard

Autobiographies scandinaves

 

 

 

 

 

 

Kosztolanyi

Portraits, Kornél Esti

 

 

 

 

 

 

 

Krazsnahorkaï

La Venue d'Isaie ; Guerre & Guerre

Le retour de Seiobo et du baron Wenckheim

 

 

 

 

 

 

 

La Fontaine

Des Fables enfantines et politiques

Guinhut : Fables politiques

 

 

 

 

 

 

Lagerlöf

Le voyage de Nils Holgersson

 

 

 

 

 

 

 

Lainez

Lainez : Bomarzo ; Fresan : Melville

 

 

 

 

 

 

 

Lamartine

Le lac, élégie romantique

 

 

 

 

 

 

 

Lampedusa

Le Professeur et la sirène

 

 

 

 

 

 

Langage

Euphémisme et cliché euphorisant, novlangue politique

Langage politique et informatique

Langue de porc et langue inclusive

Vulgarité langagière et règne du langage

L'arabe dans la langue française

George Steiner, tragédie et réelles présences

Vocabulaire européen des philosophies

Ben Marcus : L'Alphabet de flammes

 

 

 

 

 

 

Larsen 

L’Extravagant voyage de T.S. Spivet

 

 

 

 

 

 

 

Legayet

Satire de la cause animale et botanique

 

 

 

 

 

 

Leopardi

Génie littéraire et Zibaldone par Citati

 

 

 

 

 

 

 

Lévi-Strauss

Claude Lévi-Strauss juge de l’Islam

 

 

 

 

 

 

 

Libertés, Libéralisme

Pourquoi je suis libéral

Pour une éducation libérale

Du concept de liberté aux Penseurs libéraux

Lettre à une jeune femme politique

Le libre arbitre devant le bien et le mal

Requiem pour la liberté d’expression

Qui est John Galt ? Ayn Rand : La Grève

Ayn Rand : Atlas shrugged, la grève libérale

Mario Vargas Llosa, romancier des libertés

Homosexualité, drogues, prostitution

Serions-nous plus libres sans l'Etat ?

Tempérament et rationalisme politique

Front Socialiste National et antilibéralisme

Rome du libéralisme au socialisme

 

 

 

 

 

 

Lins

Osman Lins : Avalovara, carré magique

 

 

 

 

 

 

 

Littell

Les Bienveillantes, mythe et histoire

 

 

 

 

 

 

 

Lorca

La Colombe de Federico Garcia Lorca

 

 

 

 

 

 

Lovecraft

Depuis l'abîme du temps : l'appel de Cthulhu

Lovecraft, Je suis Providence par S.T. joshi

 

 

 

 

 

 

Lugones

Fantastique, anticipation, Forces étranges

 

 

 

 

 

 

Lumières

Grandeurs et descendances des Lumières

D'Holbach : La Théologie portative

Tolérer Voltaire et non le fanatisme

 

 

 

 

 

Machiavel

Actualités de Machiavel : Le Prince

 

 

 

 

 

 

 

Magris

Secrets et Enquête sur une guerre classée

 

 

 

 

 

 

 

Makouchinski

Un bateau pour l'Argentine

 

 

 

 

 

 

Mal

Hannah Arendt : De la banalité du mal

De l’origine et de la rédemption du mal : théologie, neurologie et politique

Le libre arbitre devant le bien et le mal

Christianophobie et désir de barbarie

Cabré Confiteor, Menéndez Salmon Medusa

Roberto Bolano : 2666, Nocturne du Chili

 

 

 

 

 

 

 

Maladie, peste

Vanité de la mort : Vincent Wackenheim

Pandémies historiques et idéologiques

Pandémies littéraires : M Shelley, J London, G R. Stewart, C McCarthy

 

 

 

 

 

 

Mandelstam

Poésie à Voronej et Oeuvres complètes

Trois requiem, sonnets

 

 

 

 

 

 

 

Manguel

Le cheminement dantesque de la curiosité

Le Retour et Nouvel éloge de la folie

Voyage en utopies

Lectures du mythe de Frankenstein

Je remballe ma bibliothèque

Du mythe européen aux Lettres européennes

 

 

 

 

 

 

 

Mann Thomas

Thomas Mann magicien faustien du roman

 

 

 

 

 

 

 

Marcher

De L’Art de marcher

Flâneurs et voyageurs

Le Passage des sierras

Le Recours aux Monts du Cantal

Trois vies d’Heinz M. I Une année sabbatique

 

 

 

 

 

 

Marcus

L’Alphabet de flammes, conte philosophique

 

 

 

 

 

 

 

Mari

Les Folles espérances, fresque italienne

 

 

 

 

 

 

 

Marino

Adonis, un grand poème baroque

 

 

 

 

 

 

 

Marivaux

Le Jeu de l'amour et du hasard

 

 

 

 

 

 

Martin Georges R.R.

Le Trône de fer, La Fleur de verre : fantasy, morale et philosophie politique

 

 

 

 

 

 

Martin Jean-Clet

Philosopher la science-fiction et le cinéma

Enfer de la philosophie et Coup de dés

Déconstruire Derrida

 

 

 

 

 

 

 

Marx

Karl Marx, théoricien du totalitarisme

« Hommage à la culture communiste »

De l’argument spécieux des inégalités

 

 

 

 

 

 

Mattéi

Petit précis de civilisations comparées

 

 

 

 

 

 

 

McEwan

Satire et dystopie : Une Machine comme moi, Sweet Touch, Solaire

 

 

 

 

 

 

Méditerranée

Histoire et visages de la Méditerranée

 

 

 

 

 

 

Mélancolie

Mélancolie de Burton à Földenyi

 

 

 

 

 

 

 

Melville

Billy Budd, Olivier Rey, Chritophe Averlan

Roberto Abbiati : Moby graphick

 

 

 

 

 

 

Mille et une nuits

Les Mille et une nuits de Salman Rushdie

Schéhérazade, Burton, Hanan el-Cheikh

 

 

 

 

 

 

Mitchell

Des Ecrits fantômes aux Mille automnes

 

 

 

 

 

 

 

Mode

Histoire et philosophie de la mode

 

 

 

 

 

 

Montesquieu

Eloge des arts, du luxe : Lettres persanes

Lumière de L'Esprit des lois

 

 

 

 

 

 

 

Moore

La Voix du feu, Jérusalem, V for vendetta

 

 

 

 

 

 

 

Morale

Notre virale tyrannie morale

 

 

 

 

 

 

 

More

Etat, utopie, justice sociale : More, Ogien

 

 

 

 

 

 

Morrison

Délivrances : du racisme à la rédemption

L'amour-propre de l'artiste

 

 

 

 

 

 

 

Moyen Âge

Rythmes et poésies au Moyen Âge

Umberto Eco : Baudolino

Christine de Pizan, poète feministe

Troubadours et érotisme médiéval

Le Goff, Hildegarde de Bingen

 

 

 

 

 

 

Mulisch

Siegfried, idylle noire, filiation d’Hitler

 

 

 

 

 

 

 

Murakami Haruki

Le meurtre du commandeur, Kafka

Les licornes de La Fin des temps

La Cité aux murs incertains, L'Incolore Tsukuru

 

 

 

 

 

 

Muray

Philippe Muray et l'homo festivus

 

 

 

 

 

 

Musique

Musique savante contre musique populaire

Pour l'amour du piano et des compositrices

Les Amours de Brahms et Clara Schumann

Mizubayashi : Suite, Recondo : Grandfeu

Jankélévitch : L'Enchantement musical

Lady Gaga versus Mozart La Reine de la nuit

Lou Reed : chansons ou poésie ?

Schubert : Voyage d'hiver par Ian Bostridge

Grozni : Chopin contre le communisme

Wagner : Tristan und Isold et l'antisémitisme

 

 

 

 

 

 

Mythes

La Genèse illustrée par l'abstraction

Frankenstein par Manguel et Morvan

Frankenstein et autres romans gothiques

Dracula et autres vampires

Testart : L'Amazone et la cuisinière

Métamorphoses d'Ovide

Luc Ferry : Mythologie et philosophie

L’Enfer, mythologie des lieux, Hugo Lacroix

 

 

 

 

 

 

 

Nabokov

La Vénitienne et autres nouvelles

De l'identification romanesque

 

 

 

 

 

 

 

Nadas

Mémoire et Mélancolie des sirènes

La Bible, Almanach

 

 

 

 

 

 

Nadaud

Des montagnes et des dieux, deux fictions

 

 

 

 

 

 

Naipaul

Masque de l’Afrique, Semences magiques

 

 

 

 

 

 

Nietzsche

Bonheurs, trahisons : Dictionnaire Nietzsche

Romantisme et philosophie politique

Nietzsche poète et philosophe controversé

Les foudres de Nietzsche sont en Pléiade

Jean-Clet Martin : Enfer de la philosophie

Violences policières et antipolicières

 

 

 

 

 

 

Nooteboom

L’écrivain au parfum de la mort

 

 

 

 

 

 

Norddahl

SurVeillance, holocauste, hermaphrodisme

 

 

 

 

 

 

Oates

Le Sacrifice, Mysterieux Monsieur Kidder

 

 

 

 

 

 

 

Ôé Kenzaburo

Ôé, le Cassandre nucléaire du Japon

 

 

 

 

 

 

Ogawa 

Cristallisation secrète du totalitarisme

Au Musée du silence : Le Petit joueur d’échecs, La jeune fille à l'ouvrage

 

 

 

 

 

 

Onfray

Faut-il penser Michel Onfray ?

Censures et Autodafés

Cosmos

 

 

 

 

 

 

Oppen

Oppen, objectivisme et Format américain

Oppen

 

Orphée

Fonctions de la poésie, pouvoirs d'Orphée

 

 

 

 

 

 

Orwell

L'orwellisation sociétale

Cher Big Brother, Prism américain, français

Euphémisme, cliché euphorisant, novlangue

Contrôles financiers ou contrôles étatiques ?

Orwell 1984

 

Ovide

Métamorphoses et mythes grecs

 

 

 

 

 

 

 

Palahniuk

Le réalisme sale : Peste, L'Estomac, Orgasme

 

 

 

 

 

 

Palol

Le Jardin des Sept Crépuscules, Le Testament d'Alceste

 

 

 

 

 

 

 

Pamuk

Autobiographe d'Istanbul

Le musée de l’innocence, amour, mémoire

 

 

 

 

 

 

 

Panayotopoulos

Le Gène du doute, ou l'artiste génétique

Panayotopoulos

 

Panofsky

Iconologie de la Renaissance

 

 

 

 

 

 

Paris

Les Chiffonniers de Paris au XIX°siècle

 

 

 

 

 

 

 

Pasolini

Sonnets des tourments amoureux

 

 

 

 

 

 

Pavic

Dictionnaire khazar, Boite à écriture

 

 

 

 

 

 

 

Peinture

Traverser la peinture : Arasse, Poindron

Le tableau comme relique, cri, toucher

Peintures et paysages sublimes

Sonnets des peintres : Crivelli, Titien, Rohtko, Tapiès, Twombly

 

 

 

 

 

 

Perec

Les Lieux de Georges Perec

 

 

 

 

 

 

 

Perrault

Des Contes pour les enfants ?

Perrault Doré Chat

 

Pétrarque

Eloge de Pétrarque humaniste et poète

Du Canzoniere aux Triomphes

 

 

 

 

 

 

 

Petrosyan

La Maison dans laquelle

 

 

 

 

 

 

Philosophie

Mondialisations, féminisations philosophiques

 

 

 

 

 

 

Photographie

Photographie réaliste et platonicienne : Depardon, Meyerowitz, Adams

La photographie, biographème ou oeuvre d'art ? Benjamin, Barthes, Sontag

Ben Loulou des Sanguinaires à Jérusalem

Ewing : Le Corps, Love and desire

 

 

 

 

 

 

Picaresque

Smollett, Weerth : Vaurien et Chenapan

 

 

 

 

 

 

 

Pic de la Mirandole

Humanisme philosophique : 900 conclusions

 

 

 

 

 

 

Pierres

Musée de minéralogie, sexe des pierres

 

 

 

 

 

 

Pisan

Cent ballades, La Cité des dames

 

 

 

 

 

 

Platon

Faillite et universalité de la beauté

 

 

 

 

 

 

Poe

Edgar Allan Poe, ange du bizarre

 

 

 

 

 

 

 

Poésie

Anthologie de la poésie chinoise

À une jeune Aphrodite de marbre

Brésil, Anthologie XVI°- XX°

Chanter et enchanter en poésie 

Emaz, Sacré : anti-lyrisme et maladresse

Fonctions de la poésie, pouvoirs d'Orphée

Histoire de la poésie du XX° siècle

Japon poétique d'aujourd'hui

Lyrisme : Riera, Voica, Viallebesset, Rateau

Marteau : Ecritures, sonnets

Oppen, Padgett, Objectivisme et lyrisme

Pizarnik, poèmes de sang et de silence

Poésie en vers, poésie en prose

Poésies verticales et résistances poétiques

Du romantisme à la Shoah

Anthologies et poésies féminines

Trois vies d'Heinz M, vers libres

Schlechter : Le Murmure du monde

 

 

 

 

 

 

Pogge

Facéties, satires morales et humanistes

 

 

 

 

 

 

 

Policier

Chesterton, prince de la nouvelle policière

Terry Hayes : Je suis Pilgrim ou le fanatisme

Les crimes de l'artiste : Pobi, Kellerman

Bjorn Larsson : Les Poètes morts

Chesterton father-brown

 

Populisme

Populisme, complotisme et doxa

 

 

 

 

 

 

 

Porter
La Douleur porte un masque de plumes

 

 

 

 

 

 

 

Portugal

Pessoa et la poésie lyrique portugaise

Tavares : un voyage en Inde et en vers

 

 

 

 

 

 

Pound

Ezra Pound, poète politique controversé par Mary de Rachewiltz et Pierre Rival

 

 

 

 

 

 

 

Powers

Générosité, Chambre aux échos, Sidérations

Orfeo, le Bach du bioterrorisme

L'éco-romancier de L'Arbre-monde

 

 

 

 

 

 

 

Pressburger

L’Obscur royaume, ou l’enfer du XX° siècle

Pressburger

 

Proust

Le baiser à Albertine : À l'ombre des jeunes filles en fleurs

Illustrations, lectures et biographies

Le Mystérieux correspondant, 75 feuillets

Céline et Proust, la recherche du voyage

 

 

 

 

 

 

Pynchon

Contre-jour, une quête de lumière

Fonds perdus du web profond & Vice caché

Vineland, une utopie postmoderne

 

 

 

 

 

 

 

Racisme

Racisme et antiracisme

Pour l'annulation de la Cancel culture

Ecrivains noirs : Wright, Ellison, Baldwin, Scott Heron, Anthologie noire

 

 

 

 

 

 

Rand

Qui est John Galt ? La Source vive, La Grève

Atlas shrugged et La grève libérale

 

 

 

 

 

 

Raspail

Sommes-nous islamophobes ?

Camp-des-Saints

 

Reed Lou

Chansons ou poésie ? L’intégrale

 

 

 

 

 

 

 

Religions et Christianisme

Pourquoi nous ne sommes pas religieux

Catholicisme versus polythéisme

Eloge du blasphème

De Jésus aux chrétiennes uchronies

Le Livre noir de la condition des Chrétiens

D'Holbach : Théologie portative et humour

De l'origine des dieux ou faire parler le ciel

Eloge paradoxal du christianisme

 

 

 

 

 

 

Renaissance

Renaissance historique et humaniste

 

 

 

 

 

 

 

Revel

Socialisme et connaissance inutile

 

 

 

 

 

 

 

Richter Jean-Paul

Le Titan du romantisme allemand

 

 

 

 

 

 

 

Rios

Nouveaux chapeaux pour Alice, Chez Ulysse

 

 

 

 

 

 

Rilke

Sonnets à Orphée, Poésies d'amour

 

 

 

 

 

 

 

Roman 

Adam Thirlwell : Le Livre multiple

Miscellanées littéraires : Cloux, Morrow...

L'identification romanesque : Nabokov, Mann, Flaubert, Orwell...

Nabokov Loilita folio

 

Rome

Causes et leçons de la chute de Rome

Rome de César à Fellini

Romans grecs et latins

 

 

 

 

 

 

 

Ronsard

Pléiade & Sonnet pour Hélène LXVIII

 

 

 

 

 

 

 

Rostand

Cyrano de Bergerac : amours au balcon

 

 

 

 

 

 

Roth Philip

Hitlérienne uchronie contre l'Amérique

Les Contrevies de la Bête qui meurt

 

 

 

 

 

 

Rousseau

Archéologie de l’écologie politique

De l'argument spécieux des inégalités

 

 

 

 

 

 

 

Rushdie

Joseph Anton, plaidoyer pour les libertés

Quichotte, Langages de vérité

Entre Averroès et Ghazali : Deux ans huit mois et vingt-huit nuits

Rushdie 6

 

Russell

De la fumisterie intellectuelle

Pourquoi nous ne sommes pas religieux

Russell F

 

Russie

Islam, Russie, choisir ses ennemis

Golovkina : Les Vaincus ; Annenkov : Journal

Les dystopies de Zamiatine et Platonov

Isaac Babel ou l'écriture rouge

Ludmila Oulitskaia ou l'âme de l'Histoire

Bounine : Coup de soleil, nouvelles

 

 

 

 

 

 

 

Sade

Sade, ou l’athéisme de la sexualité

 

 

 

 

 

 

 

San-Antonio

Rire de tout ? D’Aristote à San-Antonio

 

 

 

 

 

 

 

Sansal

2084, conte orwellien de la théocratie

Le Train d'Erlingen, métaphore des tyrannies

 

Schlink

Filiations allemandes : Le Liseur, Olga

 

 

 

 

 

 

Schmidt Arno

Un faune pour notre temps politique

Le marcheur de l’immortalité

Arno Schmidt Scènes

 

Sciences

Les obsolètes face à l'intelligence artificielle

Agonie scientifique et sophisme français

Transhumanisme, intelligence artificielle, robotique

Tyrannie écologique et suicide économique

Wohlleben : La Vie secrète des arbres

Factualité, catastrophisme et post-vérité

Cosmos de science, d'art et de philosophie

Science et guerre : Volpi, Labatut

L'Eglise est-elle contre la science ?

Inventer la nature : aux origines du monde

Minéralogie et esthétique des pierres

 

 

 

 

 

 

Science-fiction

Philosopher la science fiction

Ballard : un artiste de la science fiction

Carrion : les orphelins du futur

Dyschroniques et écofictions

Gibson : Neuromancien, Identification

Le Guin : La Main gauche de la nuit

Magnason : LoveStar, Kling : Quality Land

Miller : L’Univers de carton, Philip K. Dick

Mnémos ou la mémoire du futur

Silverberg : Roma, Shadrak, stochastique

Simmons : Ilium et Flashback géopolitiques

Sorokine : Le Lard bleu, La Glace, Telluria

Stalker, entre nucléaire et métaphysique

Théorie du tout : Ourednik, McCarthy

 

 

 

 

 

 

 

Self 

Will Self ou la théorie de l'inversion

Parapluie ; No Smoking

 

 

 

 

 

 

 

Sender

Le Fugitif ou l’art du huis-clos

 

 

 

 

 

 

 

Seth

Golden Gate. Un roman en sonnets

Seth Golden gate

 

Shakespeare

Will le magnifique ou John Florio ?

Shakespeare et la traduction des Sonnets

À une jeune Aphrodite de marbre

La Tempête, Othello : Atwood, Chevalier

 

 

 

 

 

 

 

Shelley Mary et Percy Bysshe

Le mythe de Frankenstein

Frankenstein et autres romans gothiques

Le Dernier homme, une peste littéraire

La Révolte de l'Islam

Frankenstein Shelley

 

Shoah

Ecrits des camps, Philosophie de la shoah

De Mein Kampf à la chambre à gaz

Paul Celan minotaure de la poésie

 

 

 

 

 

 

Silverberg

Uchronies et perspectives politiques : Roma aeterna, Shadrak, L'Homme-stochastique

 

 

 

 

 

 

 

Simmons

Ilium et Flashback géopolitiques

 

 

 

 

 

 

Sloterdijk

Les sphères de Peter Sloterdijk : esthétique, éthique politique de la philosophie

Gris politique et Projet Schelling

Contre la « fiscocratie » ou repenser l’impôt

Les Lignes et les jours. Notes 2008-2011

Elégie des grandeurs de la France

Faire parler le ciel. De la théopoésie

Archéologie de l’écologie politique

 

 

 

 

 

 

Smith Adam

Pourquoi je suis libéral

Tempérament et rationalisme politique

 

 

 

 

 

 

 

Smith Patti

De Babel au Livre de jours

 

 

 

 

 

 

Sofsky

Violence et vices politiques

Surveillances étatiques et entrepreneuriales

 

 

 

 

 

 

 

Sollers

Vie divine de Sollers et guerre du goût

Dictionnaire amoureux de Venise

Sollersd-vers-le-paradis-dante

 

Somoza

Daphné disparue et les Muses dangereuses

Les monstres de Croatoan et de Dieu mort

 

 

 

 

 

 

Sonnets

À une jeune Aphrodite de marbre

Barrett Browning et autres sonnettistes 

Marteau : Ecritures  

Pasolini : Sonnets du tourment amoureux

Phénix, Anthologie de sonnets

Seth : Golden Gate, roman en vers

Shakespeare : Six Sonnets traduits

Haushofer : Sonnets de Moabit

Métamorphoses du sonnet contemporain

 

 

 

 

 

 

 

 

Sorcières

Sorcières diaboliques et féministes

 

 

 

 

 

 

Sorokine

Le Lard bleu, La Glace, Telluria

 

 

 

 

 

 

 

Sorrentino

Ils ont tous raison, déboires d'un chanteur

 

 

 

 

 

 

 

Sôseki

Rafales d'automne sur un Oreiller d'herbes

Poèmes : du kanshi au haïku

 

 

 

 

 

 

 

Spengler

Déclin de l'Occident de Spengler à nos jours

 

 

 

 

 

 

 

Sport

Vulgarité sportive, de Pline à 0rwell

 

 

 

 

 

 

 

Staël

Libertés politiques et romantiques

 

 

 

 

 

 

Starobinski

De la Mélancolie, Rousseau, Diderot

Starobinski 1

 

Steiner

Oeuvres : tragédie et réelles présences

De l'incendie des livres et des bibliothèques

 

 

 

 

 

 

 

Stendhal

Julien lecteur bafoué, Le Rouge et le noir

L'échelle de l'amour entre Julien et Mathilde

Les spectaculaires funérailles de Julien

 

 

 

 

 

 

 

Stevenson

La Malle en cuir ou la société idéale

Stevenson

 

Stifter

L'Arrière-saison des paysages romantiques

 

 

 

 

 

 

Strauss Leo

Pour une éducation libérale

 

 

 

 

 

 

Strougatski

Stalker, nucléaire et métaphysique

 

 

 

 

 

 

 

Szentkuthy

Le Bréviaire de Saint Orphée, Europa minor

 

 

 

 

 

 

Tabucchi

Anges nocturnes, oiseaux, rêves

 

 

 

 

 

 

 

Temps, horloges

Landes : L'Heure qu'il est ; Ransmayr : Cox

Temps de Chronos et politique des oracles

 

 

 

 

 

 

 

Tesich

Price et Karoo, revanche des anti-héros

Karoo

 

Texier

Le démiurge de L’Alchimie du désir

 

 

 

 

 

 

 

Théâtre et masques

Masques & théâtre, Fondation Bodmer

 

 

 

 

 

 

Thoreau

Journal, Walden et Désobéissance civile

 

 

 

 

 

 

 

Tocqueville

Française tyrannie, actualité de Tocqueville

Au désert des Indiens d’Amérique

 

 

 

 

 

 

Tolstoï

Sonate familiale chez Sofia & Léon Tolstoi, chantre de la désobéissance politique

 

 

 

 

 

 

 

Totalitarismes

Ampuero : la faillite du communisme cubain

Arendt : banalité du mal et de la culture

« Hommage à la culture communiste »

De Mein Kampf à la chambre à gaz

Karl Marx, théoricien du totalitarisme

Lénine et Staline exécuteurs du totalitarisme

Mussolini et le fascisme

Pour l'annulation de la Cancel culture

Muses Academy : Polymnie ou la tyrannie

Tempérament et rationalisme politique 

Hayes : Je suis Pilgrim ; Tejpal

Meerbraum, Mandelstam, Yousafzai

 

 

 

 

 

 

 

Trollope

L’Ange d’Ayala, satire de l’amour

Trollope ange

 

Trump

Entre tyrannie et rhinocérite, éloge et blâme

À la recherche des années Trump : G Millière

 

 

 

 

 

 

 

Tsvetaeva

Poèmes, Carnets, Chroniques d’un goulag

Tsvetaeva Clémence Hiver

 

Ursin

Jean Ursin : La prosopopée des animaux

 

 

 

 

 

 

Utopie, dystopie, uchronie

Etat et utopie de Thomas More

Zamiatine, Nous et l'Etat unitaire

Huxley : Meilleur des mondes, Temps futurs

Orwell, un novlangue politique

Margaret Atwood : La Servante écarlate

Hitlérienne uchronie : Lewis, Burdekin, K.Dick, Roth, Scheers, Walton

Utopies politiques radieuses ou totalitaires : More, Mangel, Paquot, Caron

Dyschroniques, dystopies

Ernest Callenbach : Ecotopia

Herland parfaite république des femmes

A. Waberi : Aux Etats-unis d'Afrique

Alan Moore : V for vendetta, Jérusalem

L'hydre de l'Etat : Karlsson, Sinisalo

 

 

 

 

 

 

Valeurs, relativisme

De Nathalie Heinich à Raymond Boudon

 

 

 

 

 

 

 

Vargas Llosa

Vargas Llosa, romancier des libertés

Aux cinq rues Lima, coffret Pléiade

Littérature et civilisation du spectacle

Rêve du Celte et Temps sauvages

Journal de guerre, Tour du monde

Arguedas ou l’utopie archaïque

Vargas-Llosa-alfaguara

 

Venise

Strates vénitiennes et autres canaux d'encre

 

 

 

 

 

 

 

Vérité

Maîtres de vérité et Vérité nue

 

 

 

 

 

 

Verne

Colonialisme : de Las Casas à Jules Verne

 

 

 

 

 

 

Vesaas

Le Palais de glace

 

 

 

 

 

 

Vigolo

La Virgilia, un amour musical et apollinien

Vigolo Virgilia 1

 

Vila-Matas

Vila-Matas écrivain-funambule

 

 

 

 

 

 

Vin et culture alimentaire

Histoire du vin et de la bonne chère de la Bible à nos jours

 

 

 

 

 

 

Visage

Hans Belting : Faces, histoire du visage

 

 

 

 

 

 

 

Vollmann

Le Livre des violences

Central Europe, La Famille royale

Vollmann famille royale

 

Volpi

Volpi : Klingsor. Labatut : Lumières aveugles

Des cendres du XX°aux cendres du père

Volpi Busca 3

 

Voltaire

Tolérer Voltaire et non le fanatisme

Espmark : Le Voyage de Voltaire

 

 

 

 

 

 

 

Vote

De l’humiliation électorale

Front Socialiste National et antilibéralisme

 

 

 

 

 

 

 

Voyage, villes

Villes imaginaires : Calvino, Anderson

Flâneurs, voyageurs : Benjamin, Woolf

 

 

 

 

 

 

 

Wagner

Tristan und Isolde et l'antisémitisme

 

 

 

 

 

 

 

Walcott

Royaume du fruit-étoile, Heureux voyageur

Walcott poems

 

Walton

Morwenna, Mes vrais enfants

 

 

 

 

 

 

Wells

Wells aventurier du temps et socialiste déçu

 

 

 

 

 

 

 

Welsh

Drogues et sexualités : Trainspotting, La Vie sexuelle des soeurs siamoises

 

 

 

 

 

 

 

Whitman

Nouvelles et Feuilles d'herbes

 

 

 

 

 

 

 

Wideman

Trilogie de Homewood, Projet Fanon

Le péché de couleur : Mémoires d'Amérique

Wideman Belin

 

Williams

Stoner, drame d’un professeur de littérature

Williams Stoner939

 

 

Wolfe

Le Règne du langage

 

 

 

 

 

 

Wordsworth

Poésie en vers et poésie en prose

 

 

 

 

 

 

 

Yeats

Derniers poèmes, Nôs irlandais, Lettres

 

 

 

 

 

 

 

Zamiatine

Nous : le bonheur terrible de l'Etat unitaire

 

 

 

 

 

 

Zao Wou-Ki

Le peintre passeur de poètes

 

 

 

 

 

 

 

Zimler

Lazare, Le ghetto de Varsovie

 

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