D’où viennent et où vont les manifestations lycéennes où l’on va jusqu’à incendier des établissements scolaires ? Entre paresse et orgie festive, laxisme et démagogie, excitation extrême-gauchiste et infiltration islamiste, le palmarès est vaste des dérélictions vipérines qui affectent notre société. Aussi-faut-il remonter aux racines de mai soixante-huit, à un demi-siècle de politique socialiste, d’Education Nationale idéologique, d’importation de populations exogènes, sans oublier la psychologie des foules, pour tenter d’expliquer ces phénomènes. Non sans émettre des perspectives d’avenir hélas peu séduisantes, et cependant avidement désirés par mains esprits brutaux et pervers, auprès des signaux qui maladroitement balisent guerres justes et injustes. L’auteur de ces modestes et incomplètes lignes s’appuyant ci – en guise d’arguments d’autorité – sur son expérience de trente-cinq ans d’enseignement de l’Histoire Géographie et des Lettres en lycée professionnel puis lycée général ; et en outre de l’écriture d’un essai de philosophie politique[1], tant qu’une pensée libre reste encore possible, en particulier la liberté d’enseigner et d’apprendre.
Le lycée était, en Grèce ancienne, l’école philosophique fondée par Aristote en 335 avant Jésus Christ. Il comprenait une salle des Muses, d’autres de conférences, une bibliothèque. Qui a la connaissance de cette noble origine parmi nos lycéens ? L’idéale tradition se renouvelle-t-elle, se maintient-elle, ou se désagrège-t-elle ?
Mai 1968 fut à cet égard séminal. D’une obscure question de mixité dans les dortoirs de la Sorbonne, les étudiants sont passés par de bruyants défilés de rues, des barricades, des voitures brûlées, des bagarres contre des « CRS SS », comme il se doit, pour aboutir à une désastreuse congestion du pays avec les concours des syndicats de gauche ! Le noyau n’était-il pas formé d’agitateurs gauchistes et plus précisément maoïstes, alors que l’on ne pouvait ignorer la nature totalitaire et génocidaire des régimes communistes…
Peu à peu, la liberté et la légitimité de mener une manifestation urbaine se décrédibilise, dépassée par l’émeute accidentelle, puis professionnelle. Un délit, l’entrave à la liberté de circulation, est avalisé, alors qu’il ressort de l’article L.412-1. du Code la route, et peut être puni de jusqu’à deux ans d’emprisonnement. À quoi sert donc la loi ?
Mais d’étudiants majeurs l’on est passé à des lycéens mineurs, voire des collégiens. D’où vient-il que des mineurs, qui n’ont pas encore le droit de vote, puissent être autorisés à manifester dans les rues ? La démission des adultes et du pouvoir politique est pour le moins irresponsable. Ainsi l’intolérable étant toléré des gamins jouent à singer les grands, guignés par les yeux attendris de leurs ainés politisés et endoctrineurs.
Gardons-nous cependant des généralisations abusives, tous les lycéens, fussent-ils de confessions religieuses exotiques importés, ne sont pas des racailles, voire des suiveurs grégaires. Nombre de nos jeunes gens – quoique de plus en plus rares – restent de bons et charmants élèves promis à un bel avenir. Gardons-nous également, tant de la diabolisation que de l’angélisme.
Photographie : T. Guinhut.
La massification scolaire, le « collège pour tous », l’interdiction du redoublement, l’objectif soviétoïde des 90% obtenant le baccalauréat, tout encourage à l’absence d’une nécessaire sélection. La moitié des lycéens professionnels qui préfèrent chatouiller leurs portables plutôt que les livres, devraient être dirigés, à l’âge de quatorze ans, vers l’apprentissage, les lycées généraux ne devraient conduire que leurs élèves méritants vers un baccalauréat valorisé. Ce qui éviterait l’engorgement des universités de sociologie et de psychologie, urnes à politisation des frustrés, et le chômage par conséquent. Quoique le chômage ait par ailleurs pour cause un étatisme fiscal croissant…
Les « revendications » de ses lycéens en surnombre pourraient paraître légitimes. 35 degrés dans les classes, absences de professeurs non remplacés. À force d’impéritie de l’Etat et de l’Education Nationale, l’on a condamné les hôpitaux et les salles d’études à l’absence de climatiseurs, prétendument antiécologiques. Avouons que des manques sont parfois criants. Dès le 17 septembre le lycée Saint-Exupéry de Créteil s’ébranla, dénonçant l’absence d’infirmière, de conseiller d’éducation et de quelques professeurs. Ils eurent vite gain de cause, mais devant la trainée de poudre nationale, le ministère et le rectorat se voient incapables d’y remédier.
Mais où est l’éducation au stoïcisme ? Un professeur subit encore plus la chaleur lorsqu’il soigne sa harangue et sa gestuelle pour assurer et transmettre sa substantifique moelle intellectuelle, devant des chérubins affalés sur leurs tables. Certes, les cantines ne sont pas toutes à la hauteur, quand d’autres sont fort honorables, certes un continuum de cours entre 8 et 18 heures est assez lourd, quoique avec des trous, mais pensons que la semaine ne dépasse pas trente heures, que l’on dispose de quatre mois de vacances. Rien n’empêche par ailleurs de s’inspirer de pays voisins, comme la Finlande, dont le classement Pisa est plus généreux, notre déconfiture en mathématiques et en langue française étant désastreusement remarquable. Reste à se préparer au monde du travail dont les horaires ne sont pas plus cléments et les vacances plus chiches. Quant aux effectifs, qui ne dépassent jamais 35 élèves par classe, dont on ne relève plus la paresse –mot interdit dans le novlangue de l’Education Nationale – ils ne sont inconfortables que pour les professeurs face à l’afflux de copies. Mais si la discipline n’y est pas, si la « bordelisation » s’installe à la faveur de quelques troublions, le nombre d’élèves n’y change rien, leur responsabilité individuelle étant entière. De même ils se plaignent de chaises manquantes, cassées, de portes brisées. Mais qui les a démantibulées ? De même des locaux parfois vétustes. Oui, mais si l’on a construit des établissements splendides, comme le lycée Nelson Mandela de Nantes, nantie d’une architecture de bois innovante, le voilà incendié ! Visiblement les émeutiers, lycéens ou non, ne se préoccupent guère du saccage des impôts douloureusement consentis par leurs parents. Il est vrai que nombre d’entre eux bénéficient des bénéfices du narcotrafic, ce qui de surcroit n’exige aucun frais d’éducation.
Quant au manque criant de professeurs, outre qu’ils soient médiocrement payés, croyez-vous ainsi encourager leurs vocations ? Déjà qu’il fallait être un saint du stoïcisme, un superhéros du karaté, un fin psychologue et un savant nanti d’une autorité incontestable ! Imaginer faire régner une immédiate discipline de travail tient trop souvent de la gageure. Sans parler de contrer la doxa écologique, la platitude de la terre selon le « tapis » du Coran[2], la foi socialiste en une économie keynésienne et redistributrice… Croyez-vous voir affluer les candidats dans ces lycées encerclés, incendiés, où les proviseurs et les professeurs risquent chaque jour leur bien être pédagogique pour coups et blessures, voire leur tête, au sens littéral du terme, comme le rappelle le sort du malheureux Samuel Paty…
Nos adolescents se plaignent de heurts, de gaz lacrymogènes, voire de violences policières, certes scandaleuses si imméritées. Comment les éviter ? Rien de plus simple, s’éloigner des manifestants, voire ne pas quitter les cours ou son chez soi. Est-ce à dire que les lycéens ne méritent pas de partager de justes revendications ? Ne vaudrait-il pas mieux d’inonder la boite postale du Ministère de l’Education Nationale et des médias de milliers de lettres argumentées au moyen de leur plus belle prose, et joliment manuscrites ? Mais c’est plus difficile que de déambuler joyeusement en se donnant des airs d’importance, en pratiquant sans vergogne le délit d’entrave à la liberté de circuler, d’enseigner, d’apprendre, et en jouant au petit soldat au rythme des explosions et du rap, en hurlant des « wesh » et des « wallah »…
« Mouvements », « Manifestations », sont de toute évidence des euphémismes : il faut plus justement parler d’émeutes, de vandalisme et de guérilla urbaine. L’expression « manifestation pacifique » devient un oxymore, sauf s’il s’agit du rassemblement de 80 000 jeunes à Paris lors de la venue du Pape Léon XIV, sans le moindre heurt. Comme quoi le christianisme a du bon…
Ces adolescents dissimulent leurs visages à l’aide de masques, de sweats à capuche, se vêtent uniformément de survêtement noirs, comme une milice de chemises noires mussoliniennes. Pourtant imaginons de leur imposer un uniforme scolaire, quel tohu-bohu ce serait ! Une armée nauséabonde – pour employer un adjectif que l’on aime accoler au Front et Rassemblement National – dévale en meute les rues interdites au citoyen paisible. La péripatéticienne déambulation philosophique n’ayant plus droit de cité. L’art de la dispute humaniste est balayé par la cohue de la masse et l’instinct grégaire d’une foule aux psychologies rudimentaires et brutales. Sachons cependant en excepter bien des adolescents qu’une carrière d’enseignant a pu contribuer à former dans le sens d’une rare intelligence politique.
Le bilan du jeudi 1er octobre 2026 est particulièrement édifiant : 1949 Interpellations, 305 policiers et gendarmes blessés, 1026 établissements concernés, dont 222 lycées bloqués, 20 proviseurs blessés, une vingtaine d’établissement saccagés ou incendiés. De surcroit, depuis le début des exactions, 235 personnels de l’Education Nationale ont été blessées, 170 élèves blessés, 1793 gardes à vues en une semaine[3], bilan provisoire, comme il se doit. Mais à Belfort déjà deux adolescents sont condamnés à des peines lourdes. Ce qui ne saurait s’arrêter en si bon chemin tant la vidéosurveillance sévit, ainsi que les caméras des forces de l’ordre. Comprenons néanmoins pourquoi les malfrats se masquent.
L’on ignore trop qu’il y a une grisante volupté à combattre, à brûler, agresser ; le tout dans la chaude convivialité de la masse, de la foule complice, l’on où l’on abdique sa difficile individualité pour la certitude collective de l’exaction vécue comme une joie cathartique, comme une saturnale infinie…
Violences antipolicières, plus que policières donc. D’autant que les forces de l’ordre sont le plus souvent caparaçonnées, casquées, donc moins vulnérables, ce qui implique un acharnement et une volonté de nuire, de blesser et de tuer considérables. Les drôles qui se plaignent d’avoir été agressés par la police sont rarement de purs innocents, bloquant par force l’entrée des lycées, tirant abondance de mortiers, balançant des chaises, des poubelles enflammées, sans compter les insultes ; la patience des forces de l’ordre restant alors louable, et l’irritation compréhensible. Certes il est illégal de charger des manifestants sans sommation préalable, de s’acharner sur des jeunes gens présumés innocents. Mais une juste et prompte répression, quoique proportionnée, doit pouvoir assurer la sécurité. Mais de peur d’un syndrome Malik Oussekine – ce jeune assassiné en décembre 1986 – le ministère de l’Intérieur temporise, fait preuve d’atermoiements, de faiblesse, donc d’aveu d’échec.
Les crimes deviennent monnaie courante. L’on s’arme de dangereux mortiers d’artifice. Les incendies volontaires de bâtiments sont d’essence criminelle. Pire encore lorsqu’à Marseille un garçon de quinze ans attaque une passante qui tentait de s’interposer, au spray enflammé, soit un lance flammes, donc dans le cadre d’une intention avérée d’infliger la souffrance et la mort… De plus l’on brûle des voiture, jusqu’à un camion de pompiers, un comble !
Qui est derrière ces exactions ? Au choix le parti La France Insoumise et l’islam, en particulier les Frères musulmans. Le premier soigne sa clientèle en endoctrinant de futurs votants, en les abreuvant de ressentiment et de cupidité, en surfant sur des revendications, parfois justifiées, le plus souvent fallacieuses, en provoquant à la violence ; comme ce Richy Thibaut, harangueur LFIste qui menaça de mort le chef de l’Etat. Et au moyen bien entendu de nombreux professeurs, eux-mêmes affiliés aux partis d’extrême-gauche, à « Révolution permanente » et autres biberonnés à la l’envie et à la haine anticapitaliste, socialistes plus ou moins révolutionnaires jusqu’au tréfonds, ignorants de la nature intrinsèquement totalitaire du Manifeste communiste de Karl Marx, ignorants en économie et en particulier lorsqu’il s’agit d’économistes libéraux, entre Hayek et Friedmann. Le second, encore plus visible à l’œil nu lorsque l’on brandit dans ses « manifestations lycéennes », des drapeaux palestiniens et algériens. Où lorsque des lycéennes prétendent de manière spécieuse que l’on ferait mieux de se préoccuper de l’éducation plutôt que de leurs voiles, pourtant politiques et séditieux. Sans parler de la désaffection de la langue française que bien des adolescents de famille musulmane n’entendent pas dans leur famille. Le cas de la Seine Saint-Denis est à cet égard édifiant où, selon l’Institut des Etudes Economiques et statistiques, plus de 50 % des prénoms des nouveaux nés sont musulmans, là où sévit le maire La France Insoumise, visé par le Préfet de police dans le cadre d’un signalement pour « provocation à commettre un délit », celui-ci prétendant en soufflant sur les braises que « la violence peut être légitime », devant un lycée qui porte le nom d’un poète communiste : Paul Eluard. Ainsi l’on peut considérer le cynisme de ces initiateurs du chaos, jetant sans cesse de l’huile sur le feu, comme celui de félons patentés, usant d’un peuple de lycéens comme de vulnérables boucliers humains, dans le cadre de conflits politique et confessionnels qui les dépassent.
De même l’on se préoccupe trop à leur avis de ce smartphone (terme qu’ils ne savent employer) qui leur est désormais interdit dans le lycée, plutôt que des conditions de travail de ceux qui ne travaillent pas. Pensez-donc, l’on aurait l’outrecuidance de les priver pendant quelques heures de leurs téléphones portables, ces fétiches de plus d’une génération ! Les voit-on réclamer des bibliothèques ? D’autant que très majoritairement leur capacité de lecture est en déshérence, que leur vocabulaire, leur syntaxe – sans même parler de l’orthographe – sont étiques. Leur simpliste et vulgaire parole est plus souvent aboyée que prononcée. Faisant rougir les rares lycéens – ou plus souvent les lycéennes – capables de lire Flaubert ou Madame de Staël…
Grand'Rue, Poitiers, Vienne.
Photographie : T. Guinhut.
Lorsque des hordes de jeunes gens accèdent passivement en classe terminale avec l’assurance de recevoir le baccalauréat en prime sans savoir correctement rédiger, sans comprendre un texte court raisonnablement complexe,réclament l'abolition de Parcoursup(un logiciel d’orientation postbac certes perfectible) n’y a-t-il pas là une aberration ? Surtout, si pour ce faire l’on brûle ces mêmes lycées. D’autant, oh paradoxe, que l’on proclame la nécessité de la démocratie lycéenne » !
Ainsi faut-il comprendre ces « revendications lycéennes », comme de prétextes fallacieux au bénéfice des guérillas urbaines, du défoulement dionysiaque qui se découvre un orgasme en saccageant les espaces public et privé. Les budgets de l’Education Nationale, de la politique de la ville et des collectivités locales se sont déversés sur les établissements scolaires. En pure perte, faut-il le conclure ? L’infâme liberté de la racaille prend le pas sur la discipline intellectuelle.
L’autorité des parents serait en désuétude, tant nombre d’entre eux seraient d’innocents ignorants des comportements de leurs gosses, seraient indifférents, ou pire auraient transmis par l’exemple leur mauvaise éducation, leur encouragement à la rébellion, à la délinquance… Saluons cependant ces quelques pères et mères qui sont venus rattraper par la peau du cou leurs garnements égarés. Il est à craindre que la menace de leur faire payer les frais des dégâts commis par leurs rejetons restera lettre morte. À moins d’avoir le courage de leur supprimer toute aide sociale ; ce qui serait une économie justifié à l’heure où l’Etat croule sous les déficits qu’il a si savamment accumulés : une délinquance au sommet de l’Etat, soit dit en passant. Quant aux interpellations, elles se solderont presque toutes, faute de réelles sanctions, par un pet de lapin, et la fierté du délinquant exempté, donc encouragé.
Un demi-siècle d’impéritie gouvernementale, à la faveur de la quasi-totalité de la classe politique coupable, tant en terme fiscal que judiciaire, à commis la peut-être irréparable, incontrôlable, avalanche de la décivilisation en acceptant la démagogie, soit l'ochlocratie, ce gouvernement par le bas peuple tel que le nommaient les Grecs. Le socialisme et l’écologisme commettant ce que l’on pourrait appeler un économicide, le multiculturalisme – cet euphémisme pour l’islamisation – le consentement à la barbarie enfin, tout conspire à lacérer la société. Les hordes adolescentes, vandalisant, incendiant, agressant, ivres de narcissisme et d’illusion de volonté de puissance, parviennent aisément à paralyser, puis écrouler, un pays millénaire, finalement incompétent. Seule une réelle fermeté policière serait judicieuse. Par exemple l’Etat d’urgence, selon la loi 55-385 du 3 avril 1955, dans le but de prévenir des troubles à la sécurité et à l'ordre publics en interdisant la circulation des fauteurs de trouble.
Visiblement, s’il y a bataille culturelle – toutes les cultures ne se valant évidemment pas – elle est en perdition. Nous avons engendré et accueilli des monstres ingrats, pour qui incendier un lycée n’implique pas plus de culpabilité que les autodafés nazis des années trente, pour qui piller des magasins – comme un Lacoste à Mulhouse – obéit au péché capital de l’envie sans la moindre conscience de la valeur du travail et du commerce, sans le moindre surmoi civilisationnel, sinon à l’argument de l’anticapitalisme, à la cupidité exacerbée sans vergogne, aux versets de la sourate « Le butin », dans le Coran[4].
Déjà Platon, dans la République, voyait dans la soumission démagogique à l’adolescent la source d’une tyrannie à venir : « quand le père prend l’habitude de se comporter comme s’il était semblable à son enfant et se met à craindre ses fils, et réciproquement quand le fils se fait l’égal de son père et ne manifeste plus aucun respect ni soumission à l’endroit de ses parents. […] Dans ce régime, le maître craint ceux qui sont placés sous sa gouverne et il est complaisant à leur endroit. Les élèves, eux, ont peu de respect pour les maîtres, et pas davantage pour leurs pédagogues. On peut dire que généralement les jeunes conforment leurs gestes aux modèles des plus vieux et qu’ils rivalisent avec eux en paroles et en actions. De leur côté, les vieux sont racoleurs, ils se répandent en gentillesses et en amabilité auprès des jeunes, allant jusqu’à les imiter par crainte de paraître antipathiques et autoritaires[5] » Méditer aujourd’hui Platon et les philosophes de l’éducation, comme Alain par exemple, ne ferait pas de mal autant aux élèves qu’aux maîtres et aux prétendues élites : « Il faut lire et encore lire. L’ordre humain se montre dans les règles, et c’est une politesse de suivre les règles, même orthographiques[6] ».
Ces fêtes barbares et orgiaques de la racaille ne sont-elles pas un entraînement planifié à la guerre civile qui vient ? Les banlieues, territoires réservés et interdits à la police par l’autorité de sécessionnistes religieux et autres narcotraficants, regorgent d’armes prêtes à la faveur de la prochaine occasion, comme lorsque, le 13 novembre 2015, le Bataclan fut soumis à un attentat terroriste dont le bilan s’éleva au sommet de 132 morts et 400 blessés. Sommet provisoire. Le djihad attend son heure. De plus, comme lorsque Lénine qualifia la Commune de Paris de « répétition générale » avant la Révolution bolchevique et communiste de 1917, un Mélanchon et ses affidés LFIstes subodorent la forte probabilité que l’incompétente socialiste de droite et délinquante Marine Le Pen soit élue Présidente en juin 2017. Ainsi se prétendraient-ils légitimes pour contester les résultats, appeler à l’émeute générale tous les gredins de l’islamogauchisme, tous plus violents les uns que les autres, en une terrible collusion des forces promettant de raser le peu qui nous reste de démocratie libérale.
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Des livres publiés aux critiques littéraires, en passant par des inédits : essais, sonnets, extraits de romans à venir... Le monde des littératures et d'une pensée politique et esthétique par l'écrivain et photographe Thierry Guinhut.